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Exportations d'aluminium aux États-Unis: l'inquiétude persiste au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Exportations d'aluminium aux États-Unis: l'inquiétude persiste au Saguenay–Lac-Saint-Jean
PHOTO d'archives, Roger Gagnon

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SAGUENAY – L'exemption que les États-Unis ont accordée au Canada ne rassure pas complètement l'industrie de l'aluminium.

Le caractère temporaire de la mesure continue de causer des tracas.

«L'inquiétude est encore là, et l'industrie va sortir de là comment?» s'est demandé le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida, Alain Gagnon.

Le fait que Donald Trump associe l'exemption permanente de la taxe au succès de la négociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) inquiète les syndicats.

«Le premier réflexe serait de se retirer d'une table quand on négocie comme ça avec un système de peur, a ajouté M. Gagnon. Mais là, avec l'ouverture, on n'a pas le choix de continuer. Il faut trouver le bon angle. M. Trudeau doit avoir les coudées franches et ne pas accepter d'avoir une menace comme ça.»

À Jonquière, les deux députés resteront vigilants et suivront avec attention la suite des discussions.

«Ça demeure comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des travailleurs et de la région, a estimé le péquiste Sylvain Gaudreault. Je veux qu'on ait l'assurance que les intérêts du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de l'industrie de l'aluminium seront vraiment pris en compte.»

M. Gaudreault sonne l'alarme pour que Québec reste informé de la négociation sur l'ALENA. «J'interpelle le premier ministre Couillard pour s'assurer qu'il y ait un lien direct entre les négociateurs de l'ALENA, au nom du gouvernement du Canada, et le Québec.»

Justin Trudeau visitera la région lundi. Son député dans Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, croit que son message sera bien reçu.

«Je suis très fier que le premier ministre ait accepté de venir nous voir pour rassurer les travailleurs et les familles», a-t-il dit.

Le député libéral est convaincu que son chef saura convaincre les États-Unis. «M. Trudeau n'utilise pas la théorie du boxeur. Il utilise plus la théorie du judo, c'est-à-dire de se servir de la force de l'autre pour faire pencher la balance», a conclu M. Hébert.