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Mystère, passion et comédie

Mystère, passion et comédie
Photo courtoisie

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La pièce de Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été, connaîtra un ­nouveau souffle tandis que l’on se prépare à présenter la célèbre ­comédie fantastique de 1594 dans un tout autre univers.

Cette fois, les fées deviendront des stars de cinéma, et la pièce, originalement campée en Grèce, déménagera à Hollywood.

Cette pièce, qui rappelle la rêverie et la naïveté pour son aspect mystique, demeure néanmoins une comédie qui véhicule deux histoires d’amour. « C’est une comédie fantastique qui sera campée dans les années 50 et 60 », annonce la comédienne Maude Guérin. Si la Grèce antique et les forêts enchantées feront place à l’âge d’or hollywoodien, l’histoire, elle, sera malgré tout assez près de la pièce originale. On demeurera notamment entre le rêve et la réalité.

Nouveau registre

C’est l’été dernier que ce texte a fait l’objet d’une lecture publique à l’Assomption. « C’a été un moment magique », se souvient Maude Guérin. Il n’en fallait pas plus pour en faire une véritable pièce de théâtre.

La comédienne, que l’on a l’habitude de voir dans des pièces dramatiques, on se souvient notamment de Qui a peur de Virginia Woolf ?, est heureuse de changer de registre. « J’avais envie de jouer dans une comédie », confie celle qui interprétera Titania, jadis Reine des fées, qui sera pour l’occasion transformée en star de cinéma.

De plus, Maude Guérin, qui travaille pour la première fois avec le metteur en scène Frédéric Bélanger, est ravie de son expérience. « Son style est moins directif que certains metteurs en scène, on a droit à nos propositions », précise-t-elle.

Passion et désir

Malgré les nombreux changements qui ont été apportés à la pièce, l’objectif demeurera de véhiculer la passion et le désir. Les personnages seront dominés par la jalousie, l’orgueil, l’espoir, mais aussi par une certaine cruauté. « Les amours se font et se refont », révèle Maude Guérin.

Titania et Obéron (Étienne Pilon) forment un des deux couples où les mésaventures amoureuses seront sous l’effet du merveilleux et du mystérieux, où le surnaturel risque de prendre le dessus.

Comme dans la pièce originale, on aura cette liberté qui permet de rêver grâce à l’imagination fertile des personnages. Pour ajouter au charme, on aura droit à de la musique et de la danse.

« C’est un défi de parler tout en ­dansant », fait remarquer la ­comédienne, qui ajoute qu’elle aura aussi à chanter durant la pièce.

Le Songe d’une nuit d’été

♦ Auteur : D’après Shakespeare

♦ Traduction et adaptation : Frédéric Bélanger et Steve Gagnon

♦ Mise en scène : Frédéric Bélanger

♦ Distribution : Adrien Bletton, Dany Boudreault, Gabrielle Côté, Steve Gagnon, Karine Gonthier-Hyndman, Maude Guérin, Hubert Lemire, Olivia Palacci, Jean-Philippe Perras et Étienne Pilon

♦ Présentée du 21 mars au 18 avril

♦ Au Théâtre Denise-Pelletier (salle principale)