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Deux représentants du port de Québec expulsés du film sur la poussière rouge

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Un vice-président du port de Québec dit s’être fait mettre à la porte d’une salle de cinéma qui projetait le documentaire au sujet des émissions de poussière rouge dans le quartier Limoilou, samedi.

Pascal Raby, vice-président aux opérations et à l’environnement, et un avocat du port se sont présentés au cinéma Le Clap pour la représentation du documentaire Le Bras de fer, en soirée. Le long métrage suit le couple de Limoilou Véronique Lalande et Louis Duchesne, qui mène un «combat citoyen» contre la pollution de poussière rouge, dont le port est responsable, selon eux.

Jean-Laurence Seaborn, qui a réalisé le documentaire avec son frère Jonathan, est rapidement venu demander aux deux hommes de partir. «Il nous a dit qu’on ne voulait pas de nous ici et qu’on n’était pas les bienvenus», raconte le VP du port.

Jean-Laurence Seaborn, <i>cinéaste</i>
Photo Jean-François Desgagnés
Jean-Laurence Seaborn, cinéaste

M. Seaborn affirme que les représentants du port avaient obtenu l’intégralité du film à la suite d’une mise en demeure.

«Ils ont déjà les images du film, alors qu’est-ce qu’ils viennent faire ici? C’est de l’intimidation», tranche-t-il.

Pascal Raby, <i>port de Québec</i>
Photo tirée de LinkedIn
Pascal Raby, port de Québec

«C’est une place publique et on a le droit comme n’importe qui d’aller voir ce qui se passe. On veut voir les deux côtés de la médaille et quels sont leurs arguments», défend M. Raby.

«Pas au courant»

Une gérante du Clap a affirmé que le cinéma n’était «pas au courant» de l’incident, mais que «jamais» un individu qui n’est pas en accord avec une cause n’est expulsé.

La citoyenne en scène dans le documentaire, Véronique Lalande, estime que les deux employés du port se sont présentés dans l’unique dessein de provoquer.

«Je pense que ce sont des gens qui avaient très, très envie de se faire mettre à la porte pour ensuite aller le raconter», juge-t-elle.