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30 mois à l’ombre pour «une agression sexuelle grave» sur une «inconnue qui peinait à se tenir debout»

Mad-Giovanni Turpin
Photo d'archives Kathleen Frenette Mad-Giovanni Turpin

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Mad-Giovanni Turpin n’a pas eu une relation sexuelle avec une fille «un peu saoule» le 5 février 2012. Il a plutôt commis «une agression sexuelle grave» à l’égard «d’une inconnue qui peinait à se tenir debout» et il a écopé d’une peine de 30 mois d’incarcération.

Le soir des événements, «l’accusé a croisé la victime alors qu’elle était fortement intoxiquée et qu’elle déambulait sur la Grande Allée».

Quelques heures auparavant, la jeune femme avait quitté Belœil en Party-Bus pour venir faire la fête au Dagobert. Dans l’autobus, l’alcool coulait à flots à un point tel que la jeune femme ne se souvient même pas d’être arrivée à Québec.

En entrant dans l’établissement de la Grande Allée, elle «ne va pas bien et se plaint de maux de cœur. Elle a de la difficulté à marcher», était-il écrit dans la décision rendue en octobre dernier par la juge Christine Gosselin.

Sans aucun égard pour la sécurité de la plaignante, cette dernière a été expulsée par le portier du Dagobert et elle s’est retrouvée à la rue sans manteau, en petite jupe courte et camisole.

C’est à ce moment que Turpin l’a abordée pour la conduire chez lui. À cet endroit, l’accusé a eu deux relations sexuelles avec la victime, dont une sans protection, alors que la jeune femme n’était pas en mesure de consentir.

«Les gestes posés par l’accusé démontrent une absence de considération pour la santé et la sécurité de la victime. Ils témoignent de sa volonté de lui imposer ses envies et de l’utiliser aux simples fins d’assouvir ses pulsions», a souligné la présidente du Tribunal qui a condamné l’accusé.

Victime soulagée

Au sortir de la salle, la victime de Turpin s’est dite «soulagée» par la sentence rendue après les six années à passer à travers le système judiciaire.

«Quand j’ai dénoncé, je l’ai fait pour moi, mais je l’ai aussi fait pour les autres filles. J’espère que mon histoire fera parler et qu’elle va encourager d’autres personnes à dénoncer», a-t-elle dit, encadrée par ses parents.

Elle a également mentionné avoir trouvé «dommage de voir qu’une campagne de sociofinancement» avait été mise de l’avant par les amis de Turpin qui croient, encore aujourd’hui, que l’homme a été condamné à tort.

Sur la page Facebook du groupe, on peut d’ailleurs y lire que la vie « d’un gars sensationnel, aimant, aimable, poli, doux, passionné et toujours prêt à aider» a basculé lorsqu’il est «venu en aide à une femme seule grelottant dehors, l’hiver, sans manteau, à la sortie d’une discothèque».