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Desjardins prône l’investissement responsable

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Le volume cumulatif des investissements et du financement de projets dans les énergies renouvelables, réalisé par Desjardins, atteint les 2,15 milliards de dollars.

Même si la lutte aux changements climatiques a été identifiée comme la priorité environnementale, la coopérative continue malgré tout à encourager le secteur des énergies fossiles.

La levée du moratoire sur le financement de projets de pipelines à la fin de 2017 a toutefois été accompagnée par la mise en place de nouveaux facteurs d’analyse. « On a mis en place un moratoire pour la question d’exploitation des sables bitumineux le temps que l’on adopte notre position. Dès que l’on a mis fin au moratoire, on l’a remplacé par l’intégration des facteurs ESG qui devient un nouveau cadre de référence pour nos gestionnaires », a affirmé Pauline D’Amboise, secrétaire générale et vice-présidente, gouvernance et développement durable, pour Desjardins.

Nouveaux filtres

En plus des méthodes traditionnelles, l’analyse des dossiers passe dorénavant par de nouveaux filtres touchant les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Pour l’instant, une quarantaine de gestionnaires d’investissements dédiés à la très grande entreprise au Québec ont été formés pour répondre aux nouveaux paramètres.

« Après, il faut aller à la moyenne entreprise. Le but, c’est de le faire graduellement en formant les gens à élargir le spectre d’analyse des dossiers », a-t-elle indiqué.

Est-ce que les entreprises qui n’ont pas de plan de développement durable seront automatiquement pénalisées ?

« Une entreprise qui se dotera d’un plan mettra les conditions gagnantes pour obtenir du financement. On travaille de façon globale avec des outils d’analyse et en faisant de l’accompagnement et de la sensibilisation », a répondu Mme D’Amboise qui participe mardi au Salon des technologies environnementales présenté à Québec.

Desjardins préconise l’investissement responsable en excluant de ses portefeuilles de placement les sociétés qui tirent des revenus des industries des secteurs du nucléaire, du tabac et de l’armement.