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Église bondée pour les funérailles d’Anaïs Renaud

L’écolière de 11 ans a été happée à mort par une voiture sur le chemin de l’école

L’église de Saint-Flavien, dans Lotbinière, était bondeÌ
Photo Sophie Côté L’église de Saint-Flavien était remplie lundi pour rendre un dernier hommage à Anaïs Renaud, 11 ans, décédée tragiquement le 1er mars dernier, après avoir été happée par une voiture en se rendant à pied à l’école.

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SAINT-FLAVIEN | L’église de Saint-Flavien, dans Lotbinière, était bondée lundi pour dire un dernier au revoir à la petite Anaïs Renaud, 11 ans, qui a perdu la vie il y a près de deux semaines, après avoir été happée par un véhicule en marchant vers l’école du village.

« Pourquoi c’est arrivé à elle ? Une fille aussi souriante que ça, elle mettait du bonheur aussitôt qu’elle arrivait quelque part, a souligné à la sortie de l’église Doryane Charest, une amie de la grande sœur de la victime. L’accident, c’est tellement arrivé vite. Qui aurait dit que ça aurait pu arriver à Saint-Flavien, à une petite fille qu’on connaissait ? » a-t-elle ajouté, touchée par le drame qui secoue la famille de son amie.

Anaïs Renaud
Photo courtoisie
Anaïs Renaud

Sécuritaire ?

L’accident survenu le matin du jeudi 1er mars a causé une onde de choc dans la communauté de quelque 1600 âmes, en plus de soulever l’enjeu de la sécurité des élèves qui doivent marcher matin et soir sur la rue Principale de la localité, une route provinciale qui traverse le village.

Ce matin-là, Anaïs Renaud marchait en bordure de cette route pour se rendre à l’école, dans l’accotement piétonnier, lorsqu’une automobiliste de 31 ans, de Lyster­­­, a dévié de sa voie avant de percuter l’écolière, qui a rendu l’âme le jour même à l’hôpital.

Au lendemain du drame, plusieurs parents avaient mentionné que ce décès était, selon eux, évitable. Ils dénonçaient le fait que les familles résidant près de l’école, comme celle d’Anaïs, doivent payer 250 $ par enfant pour que ceux-ci puissent prendre l’autobus jusqu’à l’école de Saint-Flavien (selon le principe des « places vacantes » dans les commissions scolaires), alors que la route est « dangereuse » et que les autobus qui y passent sont « remplis au tiers ».

Changer les choses

« Ce n’est pas sécuritaire », ont affirmé à leur tour en chœur Doryane Charest et Victoria Latendresse, toutes deux âgées de 14 ans, mentionnant que la limite de vitesse de 50 km/h n’est souvent pas respectée. « Il faut que la commission scolaire fasse quelque chose, a soutenu Doryane. Peut-être que les gens vont plus réaliser avec l’accident, mais il n’aurait pas fallu un décès pour faire réaliser ça. »

Ajouts de panneaux d’arrêt aux entrées du village, réduction de la limite de vitesse de 50 à 30 km/h dans la zone scolaire, aménagements de dos d’âne : des parents et citoyens interrogés par Le Journal ont évoqué diverses solutions pour améliorer la sécurité dans le secteur.

« Ce n’est pas juste la vitesse [le problème], a souligné Gina Bernier, mère de deux garçons. On n’a tous un jour ou l’autre pas eu les yeux sur la route. Il faut sensibiliser les gens que quand on a un véhicule entre les mains, il faut être concentrés sur ce que l’on fait. »

Demande en analyse

La municipalité a d’ailleurs demandé dans les dernières années au ministère des Transports (MTQ) d’obtenir un radar pédagogique à affichage en couleur de la vitesse sur cette route. « La demande est en analyse dans le cadre de la deuxième phase du projet pilote », a indiqué le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis, qui rapporte que les derniers relevés de vitesse faits dans le secteur démontrent que « les usagers se conformaient de façon générale à la signalisation ».

Rappelons que la conductrice impliquée dans l’accident a été arrêtée pour négligence criminelle causant des lésions. L’enquête se poursuit. Le procureur décidera ensuite si des accusations doivent être portées contre la femme.