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« J’ai donné mon 100 % »

Le joueur des Carabins, Régis Cibasu, a eu droit à son proday lundi à Montréal

SPO-FOOTBALL
Photo Agence QMI, Dario Ayala

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MONTRÉAL | Régis Cibasu affichait son plus beau sourire quand il a rencontré les membres des médias au terme de son proday tenu, lundi, au Soccerplex Catalogna de Lachine.

« Je suis vraiment content d’avoir eu la chance de me produire devant une équipe de la NFL, a raconté le demi inséré des Carabins de l’Université de Montréal. Ce n’est pas tout le monde qui obtient cette chance. J’ai donné mon 100 % toute la journée. »

Les Redskins de Washington se sont déplacés dans la métropole. Les Alouettes de Montréal et les Roughriders de la Saskatchewan étaient également sur place.

Polyvalence

Le demi inséré Régis Cibasu a tenté d’impressionner le recruteur des Redskins, Darryl Franklin, présent lundi à Lachine.
Photo Agence QMI, Dario Ayala
Le demi inséré Régis Cibasu a tenté d’impressionner le recruteur des Redskins, Darryl Franklin, présent lundi à Lachine.

Cibasu a signé un chrono de 4 s 80 au sprint de 40 verges et réussi des temps de 4 s 45 au t-test et de 6 s 92 aux 3 cônes. Il a soulevé la barre de 225 livres à 18 reprises au développé-coucher. Sa performance aux 3 cônes lui aurait procuré le deuxième meilleur chrono parmi les ailiers rapprochés au camp d’évaluation de la NFL derrière Mike Gesicki de Penn State, qui a obtenu un temps de 6 s 76. Les formations du circuit Goodell intéressées à ses services souhaitent qu’il évolue comme ailier rapproché ou centre arrière hybride.

« Je voulais montrer ma polyvalence, a souligné le receveur de 6 pi 3 po et 233 livres. Je me suis entraîné comme ailier rapproché pendant la saison morte. Je vais m’adapter et ce n’est pas un gros défi. Je suis prêt au changement pour atteindre le prochain niveau. Je vais évoluer comme secondeur s’il le faut. »

Un entraîneur confiant

Régis Cibasu pouvait compter sur le soutien de son entraîneur, Danny Maciocia.
Photo Agence QMI, Dario Ayala
Régis Cibasu pouvait compter sur le soutien de son entraîneur, Danny Maciocia.

Danny Maciocia est persuadé que son protégé peut connaître du succès comme ailier rapproché. « Physiquement, il est dominant et il va causer des problèmes sur le coin de la ligne, a expliqué le pilote des Bleus. Il a bien fait au bloc, ce qu’il n’avait jamais fait en quatre ans avec nous. C’est un jeune receveur. Avec Édouard-Montpetit, il évoluait dans un système de Wing T où le quart-arrière ne lui lançait pas le ballon. À sa première année avec nous en 2014, il a remporté le titre de joueur par excellence à la Coupe Vanier. Sa flèche pointe vers le haut. Si une équipe veut investir et passer du temps avec lui, elle pourrait obtenir des résultats intéressants et un joueur qui pourrait dominer à un moment donné. »

Même s’ils ne sont pas entrés dans l’évaluation de Cibasu, Maciocia est rassuré par la présence du recruteur Darryl Franklin. « Ce n’est pas un gars qui est là depuis 18 mois, a-t-il indiqué. Il est là depuis six ans et il y a eu un changement de directeur-gérant chez les Redskins et il a conservé son emploi. Ça démontre qu’il est respecté et qu’il a une voix autour de la table. Tout ce qu’on souhaite, c’est que Régis obtienne une opportunité, qu’il soit invité à un camp et qu’il dispute quelques parties présaison. Après ça, on pourra vivre avec les décisions. »

Un recruteur qui croit à la filière canadienne

Le joueur de football des Carabins de l'Université de Montréal, Régis Cibasu (á gauche) avec le scout des Washington Redskins Darryl Franklin (á droite).
Photo Agence QMI, Dario Ayala
Le joueur de football des Carabins de l'Université de Montréal, Régis Cibasu (á gauche) avec le scout des Washington Redskins Darryl Franklin (á droite).

Darryl Franklin croit que le défi de changer de position est plus difficile, mais pas impossible.

« C’est plus difficile pour un joueur hybride de percer, a indiqué le recruteur des Redskins de Washington sans parler spécifiquement de Cibasu. Pour un recruteur, c’est aussi plus difficile de faire des projections pour les joueurs de ligne offensive et défensive ainsi que les ailiers rapprochés. En contrepartie, ce sont aussi les joueurs les plus difficiles à trouver en raison de leur gabarit, ce qui joue en leur faveur. La question est de savoir combien de temps un joueur aura besoin avant de percer. La patience n’est pas illimitée. »

Franklin croit que les récents succès des Laurent Durvenay-Tardif et Antony Auclair représentent un plus pour les jeunes qui poussent. « Plus il y aura de joueurs issus du réseau universitaire canadien dans la NFL, plus il sera facile de vendre les Canadiens à notre directeur du recrutement, a souligné celui qui est né à Toronto et qui a déménagé aux États-Unis à l’âge de 14 ans. C’est la même chose pour les joueurs provenant de plus petites écoles. Comme recruteur, j’espère qu’on regarde tout le monde. Les surprises ne devraient pas exister parce que cela signifie que nous n’avons pas fait notre travail. »

Ménard-Brière s’essaie

Félix Ménard-Brière s’est aussi produit sous les yeux du recruteur des Redskins. Le botteur des Carabins s’est exécuté dans des conditions pas évidentes puisque le ballon frappait régulièrement le plafond de la bulle.

« Le toit n’était pas haut, mais j’ai pu montrer autre chose, notamment ma technique, mes pas et la direction de mes bottés. Un botteur doit être patient et poursuivre son entraînement. C’est pourquoi je tente ma chance chaque année. »

Invité au camp des recrues des Giants de New York en mai dernier, Ménard-Brière a aussi pris part à des camps aux États-Unis avec certains des meilleurs botteurs de la NCAA. « On n’a rien à envier aux botteurs des grosses écoles. »