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L’âge des grosses bêtises

Delphine de Vigan
Photo AFP Delphine de Vigan

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Après nous avoir offert les excellents Rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie, l’écrivaine française Delphine de Vigan signe un autre roman bouleversant.

De tous les professeurs du collège parisien où elle travaille, Hélène Destrée est la seule à avoir remarqué que le jeune Théo Lubin, 12 ans et demi, semble aller de plus en plus mal. Ayant elle-même reçu de nombreux coups durant sa jeunesse, elle est persuadée que le gamin est chez lui victime de maltraitances, même s’il n’a encore jamais montré de réelles marques de violence.

Sur la mauvaise pente

Dans ce roman à quatre voix, on aura aussi très vite la version de Théo, qui passe une semaine chez sa mère et une semaine chez son père sans que ses parents ne se croisent.

Delphine de Vigan,<br>
Éditions JC Lattès,<br>
208 page
Photo courtoisie
Delphine de Vigan,
Éditions JC Lattès,
208 page

Mais aussi celle de Mathis Guillaume, le meilleur ami de Théo, qui, lui, est issu d’un foyer uni. Ou plutôt « apparemment uni », car dès que sa mère Cécile prendra à son tour la parole, on ne tardera pas à comprendre qu’après 20 ans de mariage, elle a récemment été complètement déstabilisée par une très noire découverte. Ce qui ne l’empêchera toutefois pas de voir à quel point Mathis a changé depuis qu’il a commencé à fréquenter Théo...

De mal en pis

Faute de preuves, Hélène n’aura pas l’aval de ses supérieurs pour aider Théo. Et ne pouvant plus vraiment compter sur son mari, Cécile hésitera longuement avant d’intervenir. L’un dans l’autre, le pire finira par se produire et alors qu’on vient à peine d’en connaître le dénouement, on sait déjà une chose : ce nouveau roman de Delphine de Vigan va nous hanter longtemps. Très longtemps.

Frissons garantis

Nuala Ellwood,<br>
Éditions Michel Lafon,<br> 
368 pages
Photo courtoisie
Nuala Ellwood,
Éditions Michel Lafon,
368 pages

Après avoir vécu une enfance infernale aux côtés d’un père alcoolique, d’une mère maltraitée et du fantôme d’un petit frère qu’elle n’a jamais eu la chance de connaître, Kate Rafter s’est spécialisée dans les reportages de guerre. Un métier difficile qui l’a trop souvent obligée à voir le pire.

Depuis sa dernière mission en Syrie, il lui arrive régulièrement d’entendre des voix dans sa tête.

Des cris de détresse

Dès les premières lignes de ce thriller psychologique, on apprendra que Kate est en garde à vue et qu’une psychologue attachée au commissariat de Herne Bay vient d’être mandatée pour essayer de comprendre ce dont elle a réellement été témoin. Car à peine installée dans sa maison natale, Kate a commencé à entendre les cris d’un gamin en danger. Le hic ? Sa voisine immédiate est une jeune Irakienne sans enfant...

On n’en dit pas plus, car le ­dénouement a vraiment réussi à nous laisser sans voix.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Des jours sans fin

Sebastian Barry,<br>
Éditions Joëlle Losfeld<br>
272 pages
Photo courtoisie
Sebastian Barry,
Éditions Joëlle Losfeld
272 pages

Thomas McNulty, un orphelin d’origine irlandaise, débarquera aux États-Unis vers le milieu du 19e siècle. Et l’époque ne faisant pas de cadeau aux jeunes va-nu-pieds, il doublera ses chances de survie en s’alliant à John Cole, son premier ami américain. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’il sera embauché dans un saloon... pour danser habillé en femme ! Un roman qu’on a a-do-ré.

 

Ce que tient ta main droite t’appartient

Pascal Manoukian,<br> 
Éditions Points,<br> 
272 pages
Photo courtoisie
Pascal Manoukian,
Éditions Points,
272 pages

Charlotte et Karim pourraient difficilement être plus heureux : ils s’aiment éperdument et, en prime, ils vont très bientôt avoir leur premier enfant. Mais en quelques secondes, tout ça leur sera arraché car, manque de chance, Charlotte ira manger dans le resto parisien que deux extrémistes ont décidé de faire exploser. Fou de douleur, Karim tentera donc de rejoindre Daech dans l’espoir d’éliminer les vrais coupables. À lire sans faute.

 

Le Travel Book

Collectif,<br> 
Éditions Lonely Planet,<br> 
448 pages
Photo courtoisie
Collectif,
Éditions Lonely Planet,
448 pages

Si on aime voyager aux quatre coins du globe, c’est LE livre à avoir pour guider nos futures pérégrinations. Tous les pays de la planète y sont recensés par ordre alphabétique – de l’Afghanistan au Zimbabwe – et, quelle que soit la destination, on découvrira en un clin d’œil ses ­incontournables, ses ­spécialités ­culinaires, ses « marques de ­fabrique » et surtout, les expériences à ne pas manquer.

 

Vivre en famille au Moyen Âge

Chiara Frugoni,<br> 
Éditions Les Belles Lettres,<br> 
352 pages
Photo courtoisie
Chiara Frugoni,
Éditions Les Belles Lettres,
352 pages

Comme on peut s’en douter, la vie des hommes et des femmes de l’époque médiévale était assez différente de la nôtre. La chambre à coucher était par exemple ­beaucoup plus utilisée qu’aujourd’hui – on s’en servait pour manger, recevoir des visiteurs, travailler, etc. – et si on allait dormir à l’auberge, il fallait s’attendre à partager sa couche avec trois ou quatre parfaits inconnus. Pour en savoir plus, la lecture de cet ouvrage fascinant s’impose.