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Plus désiré par Dallas que par Montréal

Pour Hitchcock, il n’était pas question de laisser filer Radulov

Alexander Radulov (gauche)
Photo AFP Alexander Radulov (gauche)

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Alors que l’on pointe souvent du doigt le manque de leadership du Canadien dans cette saison de misère, les Stars semblent avoir été en mesure de mettre un vrai leader sous contrat l’été dernier. Son nom : Alexander Radulov.

« Quand nous l’avons acquis, nous savions qu’il avait une attitude contagieuse dont nous avions besoin au sein de notre équipe. Il joue un style nord-américain. Il pourchasse la rondelle, il applique un échec-avant intense, il est rude le long des rampes, il paie le prix. C’est un joueur tenace », a énuméré Ken Hitchcock quelques heures avant l’affrontement entre le Canadien et les Stars.

Pendant que, chez le Tricolore, on regardait l’attaquant de haut et on laissait poireauter les négociations, croyant que personne d’autre ne serait intéressé à ses services, chez les Stars ,on attendait l’ouverture du marché des joueurs autonomes avec impatience.

Pour Jim Nill, le directeur général de la formation texane, et Hitchcock, le nom de Radulov apparaissait tout en haut de la liste des priorités.

« Nous nous disions que si nous voulions que notre équipe prenne des pas dans la bonne direction, nous avions besoin de cet apport dans notre formation tous les jours. Il peut montrer à nos jeunes joueurs la bonne façon de jouer. Il peut montrer à ses autres coéquipiers la bonne façon d’agir, a ajouté le vénérable entraîneur. Il est de la vieille école. Il a une passion enflammée pour le hockey. Il est au courant de tout ce qui se passe à travers la ligue et chez nos adversaires. »

Conquis à Sotchi

Est-ce à dire que Montréal a commis une erreur en le laissant partir ?

« Ce n’est pas ce que je dis, a tenu à corriger l’entraîneur des Stars. Tout ce que je dis, c’est que nous sommes heureux et chanceux de l’avoir. En raison des fois où je l’ai vu jouer et pratiquer aux Jeux olympiques de Sotchi, j’avais le sentiment que nous détenions des informations sur lui que seul le Canadien pouvait avoir. Nous avons poussé fort pour qu’il vienne chez nous. Je ne voulais pas qu’on le laisse filer. »

L’avenir nous dira si les Stars ont fait un bon coup en versant 31,250 M$ à Radulov pour un contrat qui viendra à échéance à la fin de la campagne 2021-2022. Mais à la lumière de sa première saison, il semble que son ajout soit positif. Tant pour l’équipe que pour lui.

Une énergie bénéfique

Avec 13 matchs à disputer, l’attaquant de 31 ans connaît, du point de vue des statistiques (25 buts, 35 passes, 60 points), la meilleure saison de sa carrière.

Dans le vestiaire des Stars, ses compagnons de trio ne sont pas prêts à dire que leur présence est la raison qui explique les succès de Radulov. Tyler Seguin croit même qu’il s’agit de l’inverse.

« Plus l’enjeu est grand, plus il devient intense. On a changé notre style quelque peu. On dépense plus d’énergie à essayer de contrer nos adversaires. Alors si nous n’avions pas Radulov pour aller dans les coins et compétitionner comme il le fait, nous n’obtiendrions pas ces occasions de marquer », a expliqué le meilleur buteur des Stars (36).

Le complément de Pacioretty

À la lumière de ces propos, on comprend peut-être un peu mieux pourquoi Max Pacioretty a marqué seulement 17 buts en 64 matchs avant de tomber au combat.

« On se complétait bien. On jouait l’un pour l’autre. C’est la raison pour laquelle nous avions développé des affinités et nous avons connu une saison décente. On travaillait tous les jours sur de petits détails », a raconté Radulov à propos de sa relation avec le capitaine du Canadien.

Raison de plus pour Marc Bergevin de se mordre les doigts d’avoir traité ce dossier si maladroitement.