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Relations Canada-Inde: la visite de Trudeau a été une « distraction », dit Jean Charest

Jean Charest
Photo Chantal Poirier Jean Charest

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La visite de Justin Trudeau en Inde et la couverture médiatique qui en a résulté ont été une « grande distraction », selon l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest, qui juge qu’il est urgent de se concentrer sur la relation commerciale entre les deux pays.

Le voyage « raté » du premier ministre Trudeau en Inde était sur toutes les lèvres mardi lors d’une table ronde organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal, à laquelle participaient aussi les hauts commissaires (ambassadeurs) du Canada en Inde, Nadir Patel, et de l’Inde au Canada, Vikas Swarup.

« Il faut éviter de tomber dans la distraction de la visite de M. Trudeau, qui a fait couler beaucoup beaucoup d’encre, mais qui risque de nous faire perdre l’essentiel de la relation entre le Canada et l’Inde, une relation qui promet beaucoup du côté canadien. C’est un pays qui change à vitesse grand V », a affirmé M. Charest, qui animait ce panel.

Il a toutefois admis qu’il est « toujours » périlleux pour un chef de gouvernement de s’aventurer en territoire étranger, et souligné l’importance d’être bien préparé. « Il y a des codes dans les différents pays. Il faut lire les codes, les comprendre. Ça fait partie de la vie », a dit M. Charest, en entrevue.

Voyage raté

La première visite de M. Trudeau en Inde a fait la manchette, autant en Inde qu’au Canada, au cours des sept jours qu’elle a duré.

Le premier ministre a été attaqué pour ses tenues colorées jugées « exagérées » et « dignes de Bollywood » par les médias indiens, pour ses nombreuses prises de photo en compagnie de sa famille, et parce qu’un extrémiste sikh a été invité à un événement, auquel il a été photographié en compagnie de Sophie Grégoire Trudeau.

« Je ne veux pas commenter (la tenue de M. Trudeau), c’est une distraction et ça nous éloigne de l’essentiel de la relation entre le Canada et l’Inde », a affirmé l’ex-premier ministre.

Le Canada fait bien de s’intéresser et d’investir massivement en Inde, qui formera la première économie du monde d’ici 2030, a-t-il insisté.