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Le PDG d’Hydro-Québec défend sa hausse salariale de 26 %

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QUÉBEC – Au lendemain du dévoilement du rapport annuel 2017 d’Hydro-Québec, le PDG de la société d’État a défendu son importante hausse salariale, mercredi.

«Hydro-Québec est tellement important pour l’économie québécoise qu’on ne peut pas se permettre que la société d’État soit mal gérée. Si Hydro-Québec est mal gérée, ça va nous coûter beaucoup plus cher que n’importe quel montant qui pourrait faire la différence sur mon salaire», a soutenu Éric Martel, mercredi, en entrevue avec Pierre Bruneau.

En 2017, Éric Martel a vu sa rémunération totale s’apprécier de 26 %, passant à 815 466 $.

Le président d’Hydro-Québec a eu droit notamment à un salaire de base de 543 559 $, l’an dernier, et à des bonis de performance de 258 838 $, a-t-on pu apprendre dans le rapport annuel.

Tout comme l’avait fait la société d'État la veille, M. Martel a tenu à expliquer son salaire.

«Ce chiffre-là (hausse de 26 %) n’est pas valable. En 2015, donc dans le rapport de 2016, j’ai travaillé 6 mois seulement, car j’ai commencé à l’été 2015, alors ma bonification était sur 6 mois, comparativement à l’autre année lors de laquelle j’ai travaillé 12 mois», a plaidé le PDG d’Hydro-Québec.

Éric Martel a soutenu qu’il était au courant que son salaire pourrait être source de débat social lorsqu’il a accepté de travailler pour la société d’État.

«Quand je suis arrivé à Hydro-Québec, mon salaire a diminué de 60 ou 70 %, mais je voulais rendre service au peuple québécois et donner le meilleur de moi-même», a ajouté M. Martel, qui a précisé qu’il a des collègues, en Ontario et ailleurs, qui gagnent jusqu’à cinq fois son salaire.

Le PDG d’Hydro-Québec a assuré comprendre la grogne des gens, mais a confié avoir «beaucoup d’estime pour les gens qui payent leur compte chaque mois».