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Mort tragiquement à 18 ans, Édouard Grondin a sauvé cinq vies

Mort tragiquement à 18 ans, Édouard Grondin a sauvé cinq vies
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Édouard Grondin avait 18 ans lorsqu’il a été impliqué dans un grave accident de la route en septembre dernier, en Estrie. Transporté à l’hôpital à Sherbrooke, il a été maintenu en vie artificiellement, le temps que ses parents prennent une décision, soit de sauver la vie d’autres personnes en donnant ses organes.

Édouard n’avait pas signé sa carte de don d’organes, mais ses parents ont pris la décision pour lui.

«On n’a pas réfléchi vraiment longtemps. On voulait donner ses organes afin qu’il puisse sauver d’autres vies, parce que nous, on vit un drame épouvantable. En donnant les organes, on donne une deuxième chance à d’autres personnes», a expliqué sa mère, Valéry Couture, en entrevue à TVA Nouvelles.

Édouard Grondin a donné six organes et permis ainsi de sauver cinq personnes.

«L’un des receveurs en a reçu deux», a précisé l’ancienne ambulancière paramédicale.

Le père d’Édouard, un ancien pompier, était sensibilisé à la réalité de la mort cérébrale, c’est-à-dire la mort du cerveau, même si le cœur bat toujours.

«Tu ne t’attends pas à ça, c’est un accident. La journée où une chose comme ça arrive, c’est très rapide. Notre garçon, quand il est parti, tout s’est fait naturellement. Nos trois garçons étaient rendus majeurs. Il est parti et il a pris le chemin de sauver d’autres vies. Il est parti comme un héros. Ça nous aide à continuer», a expliqué le père d’Édouard.

En 2017 au Québec, 510 personnes ont reçu un don d’organe, la meilleure performance en 10 ans, selon le dernier bilan annuel de Transplant Québec.

En 2016, 30 personnes de moins avaient été transplantées. Il y a eu 182 donneurs comparativement à 170 en 2016.

Un donneur peut sauver jusqu’à huit vies, en donnant entre autres ses poumons, son foie, son cœur, son pancréas ou ses reins.