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Transport en commun: une erreur de calcul prive le Québec de 40 M$

<b>Martin Ouellet</b><br />
Porte-parole péquiste
Photo d'archives, Agence QMI Martin Ouellet
Porte-parole péquiste

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En plus des 573 M$ qui dorment encore à Ottawa, une erreur dans le calcul de l’enveloppe fédérale réservée aux projets de transport en commun empêche le Québec de toucher à une quarantaine de millions supplémentaires.

Notre Bureau parlementaire a appris que l’achalandage d’une bonne douzaine de sociétés de transport québécoises a été carrément ignoré lors du calcul de la part qui revient au Québec dans le cadre de la phase 1 du fonds fédéral pour les infrastructures du transport en commun.

Pourtant, le calcul de l’enveloppe de 924 M$ annoncée en juillet 2016 par les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard reposait justement sur la base du nombre d’usagers des services de transport en commun partout au pays.

« Le calcul s’est fait sur la base de données de l’achalandage conventionnel des sociétés membres de l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) », a confirmé Nadine Archambault-Chapleau, porte-parole chez Infrastructure Canada.

Un manque à gagner de 6 %

Or, les sociétés de transport ne sont pas toutes membres de cette association. On retrouve donc notamment, parmi ces 12 sociétés de transport dont l’achalandage n’a pas été pris en compte, celles des villes de Lévis, Saguenay, Trois-Rivières ainsi que celles des couronnes de Montréal.

Le plus récent portrait brossé par l’ACTU en 2014 représentait 98 % de l’achalandage au Canada, alors qu’au Québec, on parle plutôt de 94 %, selon les précisions obtenues auprès de Jodie Hunt, gestionnaire aux communications de l’ACTU.

« On n’a pas reçu notre juste part », dénonce le porte-parole péquiste en matière de transport, Martin Ouellet, qui souhaite que les sociétés de transport du Québec puissent bénéficier rapidement des millions de dollars qui manquent.

Du côté d’Infrastructure Canada, on explique qu’un « nouveau calcul » sera adopté pour la 2e phase du programme, afin d’inclure toutes les sociétés de transport.