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Un gros doute

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Photo d'archives Matt Murray est souvent blessé. Il n’a participé qu’à 41 matchs cette saison.

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Il y a quelques années, on demandait souvent, à l’approche des séries éliminatoires, qui, de Patrick Roy ou de Martin Brodeur, serait votre choix pour un septième et décisif match de la Coupe Stanley ?

Les opinions étaient partagées, d’autant plus que les succès répétés des deux gardiens au tournoi printanier ajoutaient encore plus d’importance à l’impact qu’exerce le gardien dans une compétition aussi intense et aussi exigeante.

Au fil des ans, dans les discussions, on s’arrête sur le rôle du gardien, mais les événements des dernières saisons font en sorte qu’on le fait mais avec un peu moins d’emphase.

Après tout, les Blackhawks de Chicago ont gagné la coupe Stanley avec deux gardiens qui n’avaient guère d’expérience : Antti Niemi et Corey Crawford, qui venait de passer quelques saisons dans la Ligue américaine.

Puis, les Bruins de Boston ont franchi toutes les étapes du tournoi printanier en se fiant à un gardien qui, pendant plusieurs saisons, faisait carrière en Europe : Tim Thomas.

En 2009, Marc-André Fleury n’était toujours pas reconnu comme un gardien d’élite... et pourtant, il a mené les Penguins de Pittsburgh à la conquête de la coupe Stanley.

L’apport de fleury

Poursuivons notre survol des dernières saisons. Le premier triomphe des Kings de Los Angeles a été marqué par les exploits d’un gardien peu connu : Jonathan Quick.

Et ensuite, les Penguins ont remporté la coupe Stanley avec un gardien recrue : Matt Murray.

L’an dernier, ils ont répété leur exploit avec Murray, mais aussi grâce à la contribution de Marc-André Fleury, appelé à remplacer Murray lors du tout premier match du premier tour contre les Blue Jackets de Columbus.

Certes, quand on regarde les probabilités pour les séries qui s’ébranleront dans un mois, Nashville, avec Pekka Rinne, et Tampa Bay, avec Andrei Vasilevskiy, pourraient bloquer le parcours des champions en titre.

Parce qu’on ne peut éviter la question : les Penguins de Pittsburgh peuvent-ils réaliser l’improbable ?

Ont-ils les effectifs pour remporter une troisième coupe Stanley d’affilée ?

De prime abord, quand une formation possède une ligne du centre composée de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Derick Brassard, on peut difficilement trouver mieux.

Cette saison, la défense mise sur un Kristopher Letang en bonne forme, lui qui avait raté le tournoi printanier l’an dernier. C’est un autre argument pour placer les Penguins comme première tête de série.

Vitesse de croisière

En outre, les employés de soutien sont tous qualifiés et possèdent une ou deux années d’expérience. Bref, tout semble baigner dans l’huile, même si cette formation ne connaît pas une saison répondant au standard qu’elle a établi au fil des ans. Mais bon.

Un lent début de saison s’explique par le nombre de matchs disputés au cours des deux saisons précédentes. À peine 150 jours pour récupérer. Une compétition de plus en plus féroce dans la division Métropolitaine.

Mais depuis le 1er janvier, les Penguins ont retrouvé leur vitesse de croisière. Ils vont s’accrocher les « patins » ici et là, mais ils demeurent une formation dominante.

Donc, on pourrait croire que les champions en titre ont encore toutes les conditions gagnantes. Mais il y a toujours un petit doute qui subsiste et on doit revenir au gardien.

Non pas que Matt Murray soit un gardien qui se démarque et qui appartient à l’élite du circuit. Pas encore. Il revendique deux coupes Stanley à ses deux premières présences en séries, mais il est un gardien plutôt fragile.

Si on est en droit de s’interroger à savoir si les Penguins peuvent signer une autre grande victoire, c’est simplement parce que cette formation ne jouit plus d’un avantage particulier devant le filet.

Gardien fragile

Lors des deux dernières saisons, ils avaient le meilleur duo de gardiens de la ligue parce qu’ils possédaient deux gardiens numéro un. Les décideurs de l’organisation ont eu la brillante idée de confier à Murray le poste de gardien numéro un de la formation à la fin de la saison 2015-2016, au moment où Fleury était toujours dans les parages.

On ne pouvait créer un meilleur scénario pour confier des responsabilités accrues à un jeune gardien identifié comme étant celui qui allait assurer toute la stabilité que recherche une formation.

Le plan de match a fonctionné... mais, en cours de route, on ne s’attendait pas à ce que Murray soit aussi fragile.

Pas de problème il y a deux ans et l’an dernier Fleury était là.

Cette saison, les Penguins ne possèdent plus cet avantage sur les autres formations. Peuvent-ils défier la logique ? Peuvent-ils réaliser l’improbable avec un gardien talentueux mais fragile ? Et surtout sans Fleury ?