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Un projet pilote pour étaler l’horaire des cours à l’Université Laval

L’initiative a comme objectif de diminuer le trafic à Québec

La rectrice de l’Université Laval Sophie D’Amours, en entrevue avec <i>Le Journal</i> en février, pour la présentation de son nouveau plan stratégique, avait confirmé être prête à modifier l’horaire des cours.
Photo Jean-François Desgagnés La rectrice de l’Université Laval Sophie D’Amours, en entrevue avec Le Journal en février, pour la présentation de son nouveau plan stratégique, avait confirmé être prête à modifier l’horaire des cours.

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L’Université Laval mettra en branle un projet pilote cet automne, qui prévoit l’étalement de l’horaire de certains cours pour diminuer le trafic à Québec, a appris Le Journal.

L’annonce sera faite aujourd’hui, en présence de la rectrice Sophie D’Amours, du maire de Québec, Régis Labeaume, de représentants du Réseau de transport de la Capitale et des associations étudiantes. Selon nos informations, l’Université Laval est prête à modifier l’horaire de certains cours afin qu’ils débutent après 8 h 30. Cet étalement n’aurait toutefois pas d’impact sur les autres plages horaires prévues dans la journée, les cours suivants débutant à 12 h 30. Cette initiative permettra d’évaluer les impacts de cet effort logistique sur le campus de même que sur les déplacements et l’offre de transport en commun, explique-t-on.

En entrevue au Journal récemment, dans le cadre de la présentation de son nouveau plan stratégique, la rectrice Sophie D’Amours s’était justement dite prête à modifier l’horaire des cours, à condition que ces changements n’incitent pas davantage d’étudiants à prendre le volant pour se rendre sur le campus : « On le fera si on a une offre bonifiée pour le transport en commun. On ne le fera pas si c’est pour se retrouver avec plus de voitures sur le campus », a-t-elle affirmé.

Il ne faudrait surtout pas que cette initiative encourage des étudiants à prendre leur voiture parce qu’ils ne sont plus coincés dans le trafic si les cours commencent une demi-heure plus tard, a expliqué la rectrice.

Vers un laissez-passer universel

La modification des horaires est par ailleurs indirectement liée à la création d’un laissez-passer universel qui donnerait accès au transport en commun à tous les étudiants moyennant une augmentation de leur facture. Ce projet, qui est en branle depuis plus de 10 ans, avance à bon train, explique-t-on. L’objectif est de consulter les étudiants cet automne sur une éventuelle contribution financière, dont le montant reste à déterminer.

En 2009, lors d’un référendum, 75 % des étudiants avaient accepté de verser 60 $ par session pour avoir un accès illimité au transport en commun lors des sessions d’automne et d’hiver. Le projet, initié par les associations étudiantes, était toutefois resté lettre morte.

« Levier économique significatif »

Il est aujourd’hui fortement appuyé par la direction de l’Université Laval, qui ne s’est toutefois pas engagée à y participer financièrement. Or, l’effort logistique que représente l’étalement des horaires constitue en quelque sorte la contribution économique que Laval est prête à mettre sur la table pour améliorer la mobilité durable dans la grande région de Québec, a avancé Mme D’Amours : « On est une grande institution et on peut faire des gestes qui ont une valeur économique importante pour la région, comme modifier nos horaires. »

Cette initiative représente « un levier économique significatif » qui pourrait mener à des « initiatives différentes, comme le laissez-passer universel », a précisé la rectrice.