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Savoir environnemental: la Nation innue demande à Québec de se rétracter

Mike McKenzie
Photo d'archives Mike McKenzie

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NITASSINAN – Les Chefs de la nation innue du Québec ne se satisfont pas des excuses offertes par le gouvernement du Québec pour avoir mis en doute les compétences environnementales des autochtones et demandent au gouvernement Couillard de se rétracter.

«Le Québec sait ce qu’il a à faire s’il souhaite réellement faire les choses de la bonne manière: le gouvernement doit adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en droit québécois et l’appliquer de manière concrète», a indiqué par communiqué le chef Mike McKenzie du Conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam.

Le gouvernement Couillard est dans l’embarras depuis la divulgation d’une lettre dans laquelle le sous-ministre québécois de l’Environnement, Patrick Beauchesne, semble mettre en doute la pertinence des connaissances autochtones sur l’Environnement.

«L’intention du gouvernement fédéral de tenir compte systématiquement du savoir autochtone, au même titre que la science et les données probantes pourraient s’avérer problématiques dans les cas où le savoir autochtone et la science se révéleraient contradictoires», avait notamment écrit M. Beauchesne dans une correspondance destinée à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale.

Le ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a depuis offert ses excuses à l’Assemblée des Premières nations du Québec, un geste insuffisant aux yeux des Chefs de la nation innue.

«Demandez à TransCanada avec son projet Énergie Est, aux promoteurs de projets uranifères, ou bien aux pétrolières sur Anticosti si c’est une bonne idée de faire fi du manque de consentement des Premières Nations», a pour sa part indiqué le chef Rodrigue Wapistan de la Première Nation de Nutashkuan.