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D’infirmière à artiste de cirque

Elle a quitté le monde de la santé à 29 ans

véronique provencher
David Cannon Véronique Provencher a commencé à jongler avec un diabolo lorsqu’elle était âgée de 20 ans. Depuis 2009, elle a donné plusieurs spectacles comme celui-ci sous le chapiteau au Domaine de Maizerets à Québec.

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Une infirmière qui n’en pouvait plus des horaires rigides, de la pression constante et du manque de cohésion dans les équipes de travail a troqué ses seringues contre un diabolo et vit maintenant de cirque social.

Véronique Provencher, 37 ans, avait toutes les qualités requises pour devenir une bonne infirmière. Elle est altruiste, ouverte d’esprit et aime voir les gens heureux.

En 2000, alors qu’elle se préparait pour un stage en soins infirmiers en Afrique, elle a commencé à jongler avec un diabolo. À partir de ce jour, celui-ci l’a toujours suivie.

« Ç’a été une passion dévorante. En Afrique, je passais tous mes temps libres à faire du diabolo. Je jonglais 10 à 15 heures par semaine », a dit l’artiste de cirque.

Carrière

Après avoir reçu un certificat d’excellence en soins infirmiers, Mme Provencher a commencé sa carrière à l’an 2000.

Alors âgée de 20 ans, elle ne se retrouvait pas dans les horaires rigides, les heures supplémentaires obligées et la hiérarchie très forte du milieu hospitalier.

« Ça ne me convenait pas, j’ai toujours eu besoin de défis. J’étais douée, mais ça n’a jamais fonctionné. Je ne me reconnaissais pas dans une institution », a expliqué la diaboliste.

Véronique Provencher, amoureuse du Grand Nord, pose devant un iceberg de Kangiqsujuaq.
Photo courtoisie, David Cannon
Véronique Provencher, amoureuse du Grand Nord, pose devant un iceberg de Kangiqsujuaq.

Elle pratiquait son sport sans arrêt tout en continuant d’exercer sa profession. Elle est finalement retournée sur les bancs d’école à l’âge de 25 ans à l’École de cirque de Verdun. Puis, en 2008, elle s’est spécialisée en diabolo à l’École de cirque de Québec.

Pour arriver à payer ses études, elle a continué de travailler comme infirmière.

Elle a finalement pris la décision de quitter le monde de la santé à l’âge de 29 ans, elle ne l’a jamais regretté. Si bien qu’elle est maintenant une des seules femmes à maîtriser aussi bien ce yoyo d’origine chinoise.

Même si son salaire est moindre que lorsqu’elle travaillait comme infirmière, elle préfère de loin vivre de sa passion.

Depuis 2010, Mme Provencher a choisi de partager son savoir avec les Inuits du Nunavik.

Cirque social

Elle part d’ailleurs le 1er avril dans le Grand Nord pour enseigner des techniques de cirque tout en intervenant auprès d’adolescents en abordant différents sujets, dont la toxicomanie et la santé mentale. Elle y va quatre fois par année.

L’athlète a une très grande admiration pour ce peuple et estime que les Inuits sont des athlètes naturels.

Grâce à ce programme qui est d’une durée de deux semaines à chaque visite, Véronique Provencher a pu constater les bienfaits du cirque, dont la diminution de la criminalité.

« Pour survivre sur la banquise, les grands-parents de mes jeunes habitaient dans des igloos. Pour survivre dans un milieu aussi aride, ils ont développé une endurance hors du commun. Dans leur culture, la jonglerie c’est un peu inné. La culture inuite c’est une richesse extraordinaire, il faut juste la mettre en lumière », a conclu la femme de 37 ans.

Les emplois de Véronique Provencher

  • Spectacle du Cirque du Soleil pour les 400 ans de Québec
  • Théâtre de l’Aubergine
  • Spectacle de Zoom sur la Place-Royale
  • Trio acrobates, Les Brillantines, spectacle de rue acrobatique
  • Spectacle de lutins de Noël, qui revient chaque année
  • Vient tout juste d’être recrutée dans l’équipe de Dr Clown

UNE DE SES MEILLEURES DÉCISIONS

  • Aller vivre en Écosse pendant un an pour se consacrer au cirque.

UNE DE SES PIRES DÉCISIONS

  • Travailler sur des projets structurants avec des gens qui partent finalement pour d’autres pays.

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