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Victime d’un attentat, il poursuit la police et le gouvernement ontarien

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Un chauffeur de taxi ontarien poursuit pour 1 million de dollars la police et le gouvernement de l’Ontario, qui ont selon lui mal géré l’arrestation d’un terroriste alors qu’il était à bord de son véhicule.

Terry Duffield a été blessé lorsque son passager, Aaron Driver, a fait détoner un engin explosif qu’il portait sur lui en voyant des policiers approcher pour l’interpeller, il y a deux ans.

Or, selon Global News, le chauffeur de taxi reproche aux forces de l’ordre d’avoir attendu que Driver soit entré dans son taxi pour amorcer leur intervention, faisant ainsi preuve de négligence en l’exposant à un grave danger.
«[Les policiers] auraient dû prévenir la compagnie de taxi et mettre quelqu’un d’autre dans le véhicule, si leur but était d’attirer [Driver] hors de chez lui», a mentionné l’avocat de Duffield, Kevin Egan, à Global.

Le 10 août 2016, la GRC a neutralisé Aaron Driver après avoir reçu une information du FBI concernant la présence en ligne d’une vidéo suspecte. Driver a été abattu par les policiers après que sa bombe n’ait explosé qu’à moitié. Celle-ci a néanmoins blessé Duffield au dos et aux bras, en plus de lui faire subir des séquelles psychologiques.

«Terry ne peut plus travailler depuis l’explosion, mentionne la requête judiciaire, citée par Global. De la douleur chronique, la dépression et l’anxiété l’en empêchent.»

Le chauffeur de taxi reproche également aux corps policiers de ne pas être intervenus plus tôt, alors qu’ils disposaient d’informations qui indiquaient qu’Aaron Driver était possiblement en train de fabriquer des bombes artisanales.

Rappelons qu’une enquête menée par la Police provinciale de l’Ontario, la police de Strathroy-Caradoc et le bureau du procureur général provincial a conclu que l’utilisation de la force par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour abattre Aaron Driver était justifiée.

Selon la GRC, Driver en était rendu à la dernière étape de son plan de perpétrer un attentat dans les 72 heures suivantes dans un centre urbain, en pleine heure de pointe du matin ou de l’après-midi.