/news/provincial
Navigation

Entente à l’amiable entre la Ville de Québec et l’ex-manifestante blessée au visage

Naomie Tremblay-Trudeau
Photo d'archives Stevens Leblanc Naomie Tremblay-Trudeau

Coup d'oeil sur cet article

Trois ans après avoir été blessée au visage lors d’une manifestation étudiante, Naomie Tremblay-Trudeau a conclu une entente à l’amiable avec la Ville de Québec. Le policier blâmé lors des évènements a de son côté porté la décision en appel.

L’entente a été conclue jeudi dernier, a indiqué au Journal son avocat, Marc Lemaire, qui avait jusqu’à aujourd’hui pour déposer une poursuite, trois ans après les évènements.

Le 26 mars 2015 lors d’une manifestation étudiante, Naomie Tremblay-Trudeau a reçu un projectile au visage, tiré par le policier Charles-Scott Simard du Service de police de la Ville de Québec, qui avait alors utilisé un fusil à irritant chimique.

Naomie Tremblay-Trudeau
Photo Capture d'écran, Impact Campus

Le montant du dédommagement ne peut être dévoilé puisque l’entente est confidentielle, a précisé Me Lemaire. Comme c’est souvent le cas dans ce type d’entente, il n’y a par ailleurs aucune admission de responsabilité de la part de la Ville de Québec.

Mme Tremblay-Trudeau est néanmoins «totalement» satisfaite de cette entente, a ajouté Me Lemaire, qui lui évite d’avoir à raconter à nouveau son histoire lors d’un procès.

Trois ans plus tard, la jeune femme ne garde aucune séquelle physique, mais les dommages psychologiques de ce «traumatisme» sont toujours présents, fait valoir son avocat.

Jointe par Le Journal, Naomie Tremblay-Trudeau a refusé de commenter l’entente, préférant s’en tenir aux commentaires formulés par son avocat.

Décision en appel

Le policier Charles-Scott Simard, qui a été blâmé en décembre dernier par le Comité de déontologie policière, a de son côté décidé de porter la décision en appel, qui sera entendue par la Cour du Québec.

En décembre, le Comité a conclu que l’agent n’avait pas utilisé son fusil à irritant chimique avec prudence et discernement. Le policier, qui n’a aucun antécédent en matière de déontologie, a écopé en février de deux jours de suspension sans salaire.