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Budget Leitao 2018: les taxis dédommagés grâce aux automobilistes

Budget Leitao 2018: les taxis dédommagés grâce aux automobilistes
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Les automobilistes du Québec financeront une première compensation de 250 millions de dollars aux propriétaires de permis de taxi qui ont vu la valeur de leur permis chuter depuis l’arrivée d’Uber.

Le ministre des Transports, André Fortin, souligne que cette mesure annoncée dans le budget est un premier versement, en attendant que Québec et l’industrie du taxi aient conclu leurs négociations. Les propriétaires de permis ont déjà évoqué le montant d’un milliard pour compenser la perte de valeur de leurs permis, mais auraient rajusté leur demande à la baisse à 500 millions $, selon le ministre.


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«Il y a encore des discussions sur le montant exact de la perte de valeur des permis, explique André Fortin. [...] C’est important pour nous, aujourd’hui, d’envoyer un message clair à l’effet qu’il y aura compensation pour les propriétaires de permis.»

Le ministre des Transports, André Fortin
Photo Simon Clark
Le ministre des Transports, André Fortin

Financé par les automobilistes

Cette première tranche de 250 M$ proviendra du Fonds des réseaux de transport terrestre, financé principalement par la taxe d’accise sur l’essence et les droits d’immatriculation des automobilistes. Le projet-pilote d’Uber finance également le Fonds, à hauteur d’environ 10 M$ annuellement.

Alors que l’industrie du taxi a souvent réclamé que Québec rachète les quelque 8000 permis en circulation, la mesure vise plutôt une compensation financière pour les propriétaires. Les modalités n’ont toutefois pas encore été déterminées.

En 2014, la valeur moyenne d’un permis de taxi au Québec était d’environ 200 000 $. Depuis l’arrivée d’Uber, celle-ci est passée à 118 375 $ sur l’île de Montréal et à 144 333 $ dans la ville de Québec.

En plus de la compensation financière, Québec accordera aux titulaires de permis un crédit d’impôt pouvant atteindre 500 $ sur deux ans pour les années 2017 et 2018. Celui-ci coûtera 20 M$ sur les deniers publics; il vient s’ajouter aux 44 M$ déjà octroyés par Québec pour aider la modernisation de l’industrie du taxi.


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Projet pilote prolongé

Quant à Uber, l’entreprise qui permet aux particuliers d’offrir des services de taxi bénéficiera d’une année supplémentaire pour son projet pilote au Québec. Le gouvernement Couillard reporte donc à plus tard la décision de légaliser formellement ou non l’entreprise.

«On a encore des aspects qu’on veut mesurer, affirme André Fortin. La qualité d’Uber s’améliore au niveau des incidents ou des contraventions que les chauffeurs d’Uber peuvent recevoir. Donc, il y a lieu de continuer de s’améliorer à ce niveau-là.»

Le ministre des Transports, André Fortin
Photo Stevens LeBlanc
Le ministre des Transports, André Fortin

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