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Demain matin, Montréal m’attend: un voyage dans les années 1970

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Comédie musicale culte de Michel Tremblay et François Dompierre, Demain matin, Montréal m’attend est un voyage réussi, rigolo, divertissant au cœur des années 1970.

Présentée à nouveau vendredi soir et samedi à 15 h à la Salle Albert-Rousseau, la mise en scène de René Richard Cyr respecte l’œuvre créée en 1970 au Jardin des étoiles de Terre des Hommes.

Le rêve de Louise

Et c’est ce qu’il y a de bien avec cette comédie musicale qui raconte le rêve de Louise Tétrault qui quitte son emploi de serveuse dans une rôtisserie du petit village de Saint-Martin, pour tenter d’aller conquérir Montréal avec sa voix.

Elle va rejoindre sa sœur Lola Lee, qui fait carrière là-bas, après avoir remporté un concours de chant de région. Armée de son trophée Lucille-Dumont, la jeune femme, remplie de rêves et d’espoirs, compte sur l’aide de sa sœur pour réussir.

Celle-ci tentera plutôt de la décourager, afin de ne pas perdre la gloire acquise au fil des ans. Elle l’amènera, avec l’intention de l’effrayer, dans les bas-fonds des clubs de cette époque où gravitent prostituées, homosexuels, travestis et membres de la mafia. Louise Tétrault, qui a déjà trouvé son nom de vedette, en Leila Jasmin, n’a pas envie, par contre, de se laisser abattre.

Dès les premières minutes, avec les costumes, l’interprétation de la chanson thème, une touche kitsch et caricaturale spécifique aux années 1970, on entre de belle façon dans l’univers de Demain matin, Montréal m’attend. On a l’impression de faire un voyage dans le temps.

Musique en direct

La distribution, avec Marie-Andrée Lemieux, dans le rôle de Louise Tétrault, est excellente. Les Benoit McGinnis (Marcel Gérard), Hélène Bourgeois-Leclerc (Lola Lee) et Laurent Paquin (La duchesse), qui offre un beau moment dans la pièce Dansez-vous le charleston, Heston ? sont visuellement méconnaissables. On croit ainsi à leurs personnages.

Cinq musiciens, installés derrière un plateau de style music-hall, livrent la trame sonore écrite par François Dompierre. Le travail de huit choristes ajoute à l’ensemble.

L’humour est parfois un peu décalé et rétro, mais Demain matin, Montréal m’attend, avec les mots et la langue de Michel Tremblay, est une œuvre d’actualité avec cette quête de rêves et de liberté et l’espoir de devenir une vedette instantanée.