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Les travaux bénévoles interdits dans des écoles

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Une commission scolaire interdit les travaux faits par des bénévoles après avoir constaté que la corvée de peinture réalisée par des parents dans une de ses écoles doit être refaite.

Il y a un an, ces travaux, qui ont été réalisés à l’école primaire de Saint-Sébastien, en Montérégie, avaient fait grand bruit. La Commission de la construction du Québec était intervenue pour faire arrêter le chantier, jugé illégal. Le gouvernement Couillard avait par la suite assoupli les règles en place, afin de permettre ce type de travail bénévole dans les établissements publics.

Or, la Commission scolaire des Hautes-Rivières vient d’adopter une résolution, mardi, qui interdit les travaux bénévoles dans ses établissements, sauf exception autorisée par la direction générale. Cette décision a été prise après avoir constaté que les travaux de peinture faits par des parents à l’école primaire de Saint-Sébastien devront être refaits cette année, puisque la peinture a écaillé à certains endroits, affirme sa présidente, Andrée Bouchard. « Les bénévoles sont les bienvenus dans nos écoles, mais pas pour des travaux de construction », ajoute-t-elle.

Le maire « abasourdi »

De son côté, le maire de la municipalité de Saint-Sébastien, Martin Thibert, n’en revient tout simplement pas. « Je suis abasourdi, je ne comprends pas », lance-t-il. M. Thibert était à l’origine l’an dernier de la corvée de peinture à laquelle ont participé au moins une trentaine de parents.

Martin Thibert affirme que les travaux réalisés ont été supervisés par des peintres professionnels. Les écailles de peinture évoquées ne représentent qu’une « excuse » qui ne tient pas la route puisque la majeure partie des travaux de peinture n’est pas à refaire, soutient le maire.

À la Fédération du personnel de soutien scolaire, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, on se réjouit plutôt de l’interdiction décrétée par la commission scolaire. « Ça coûte cher, le bénévolat, s’il faut refaire les travaux », lance sa vice-présidente, Mélanie Renaud.

Travaux supervisés

De son côté, Andrée Bouchard précise que les travaux bénévoles auraient pu être autorisés à condition qu’ils soient réalisés sous la supervision d’un employé de la commission scolaire. Or, l’organisation n’a pas les ressources pour assurer cet encadrement, affirme-t-elle.

À la Commission scolaire Val-des-Cerfs, située en Montérégie, une réflexion est aussi en cours à ce sujet. Les discussions visent à « encadrer et restreindre » les travaux bénévoles dans les écoles, qui devront aussi être supervisés, indique le directeur général, Éric Racine.