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G7: des caméras de surveillance achetées de toute urgence pour la police de Québec

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Invoquant «une situation d’urgence» et «un cas de force majeure», le conseil d’agglomération a entériné un contrat de 140 000 $ pour permettre à la police de Québec d’acquérir rapidement des caméras de surveillance en prévision du Sommet du G7 de juin.

C’est ce qu’on peut lire dans un sommaire décisionnel voté mercredi par le conseil d’agglomération. Dans l’exposé de la situation, on apprend «qu’au départ, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) devait faire l’acquisition de ces équipements pour l’ensemble des corps policiers impliqués (dans la sécurité du G7). Toutefois, la situation a changé et chacune des parties impliquées est maintenant responsable de ses propres acquisitions.»

Comme Québec voulait avoir les caméras en sa possession en date du 1er mai, la Municipalité a estimé qu’elle ne pouvait pas utiliser la procédure habituelle de l’appel d’offres.

Le maire Labeaume est lui-même monté au créneau pour mettre en place « une mesure d’urgence » et pour demander à deux distributeurs de Québec de lui indiquer leurs prix.

La loi permet en effet au maire de passer outre la procédure classique « dans un cas de force majeure de nature à mettre en danger la vie ou la santé de la population ou à détériorer sérieusement les équipements municipaux», rappelle-t-on.

Discrétion absolue

Logic-Contrôle a obtenu ce marché en affichant un prix de 134 000 $ (+ les taxes applicables), soit 4000 $ de moins que la proposition faite par l’autre compagnie, Panavidéo.

Pour des raisons de sécurité, ni la Ville de Québec ni Logic-Contrôle n’ont voulu préciser le nombre de caméras de surveillance acquises. Les endroits précis pour leur installation n’ont pas non plus été communiqués.

«Afin de mieux protéger nos sites où se dérouleront les activités en lien avec le Sommet, la Ville de Québec doit faire l’achat de caméras de surveillance», indique le document de la Municipalité.

Grenades lacrymogènes

La semaine dernière, on apprenait déjà, dans un autre sommaire décisionnel, que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) avait fait le plein de munitions et de grenades lacrymogènes depuis février dernier.

Encore là, cette acquisition s’est faite sans appel d’offres, car «les agents chimiques» de type «Defense Technology» sont uniquement distribués par «Summit Canada Distributors» à travers le pays.

Les munitions portaient d’ailleurs des noms anglophones aussi suggestifs que «Maximum smoke» ou encore «Instantaneous blast grenade».

Notons toutefois que le document de la Ville ne faisait pas de lien direct entre ces achats fumeux et le G7.