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Un mariage réussi entre Roch Voisine et l'OSQ

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Les plus grands succès de Roch Voisine ont fait peau neuve, hier, au Grand Théâtre, grâce à l’Orchestre symphonique. Le chanteur a fait vivre une expérience musicale déstabilisante à ses fidèles de la première heure, à qui il a aussi fait cadeau de pièces qu’il n’avait jamais faites sur scène.

Dans une ambiance feutrée, Roch Voisine s’est timidement pointé sur scène, sans filet de protection : sans sa guitare, sans section rythmique, sans son noyau de musiciens habituel, qui l’accompagne toujours, même avec les orchestres. Cette fois-ci, Roch Voisine s’est abandonné aux quelque 60 musiciens de l’OSQ.

Oui, les chansons étaient bien différentes, mais on n’a rien perdu dans l’échange. Remplacez la guitare par la harpe dans la chanson Hélène, ajoutez une section de cuivres, et c’était une brillante renaissance du plus usé de ses succès.

Avec classe et élégance, Roch Voisine et l’OSQ ont ainsi offert une vingtaine de pièces minutieusement choisies pour former un formidable panorama de ses trois décennies de carrière, mais avec un habillage sonore complètement différent.

En douceur

Son répertoire avait subi un traitement symphonique tout en douceur. Pas question ici d’arrangements surchargés, d’envolées démesurées, les pièces ont été sagement orchestrées. La beauté était dans les nuances, dans la finesse, et surtout dans la voix du chanteur, rarement autant mise de l’avant.

Le chef Simon Leclerc a pris la parole avant le spectacle pour énumérer les qualités du chanteur. «Il a fait 40 albums sans être un octogénaire», a-t-il blagué.

Il a promis qu’on ne reconnaîtrait pas les pièces aux premières mesures. On lui a donné raison quelques secondes plus tard avec Oochigeas, dont les cordes imageaient magnifiquement la mythique légende.

Parmi ses plus grands succès, Roch Voisine a réjoui les spectateurs avec Kissing Rain, Je resterai là, Jean Johnny Jean, Darlin, devenue solennelle, I’ll Always Be There et La berceuse du petit diable. L’ampleur de With These Eyes nous a fait frissonner.

Des pièces jamais interprétées

J’veux pas vieillir a été le seul morceau de son dernier album Devant nous. Écrite entre autres par Éric Maheu, elle a été popularisée par Boom Desjardins en 2004.

«C’est une chanson qui m’a beaucoup ému, mais à l’époque j’étais trop jeune pour la chanter», a-t-il confié, avant d’en faire une version puissante et mélancolique à la fois.

Sinon, Roch Voisine a puisé dans les trésors cachés de son catalogue, ce qui a permis au public de faire connaissance avec des pièces plutôt touchantes, comme la chanson d’amour Les amants, et Multiplied, écrite pour son plus jeune fils.

Après un clin d’œil au spectacle Forever Gentleman avec It’s Impossible, Roch Voisine a livré sa chanson country préférée «de tous les temps», Perce les nuages.

Au rappel, I’ll Always Be There et Hélène ont tour à tour déclenché de longues ovations, pleinement méritées. Roch Voisine refait l’expérience de nouveau vendredi soir, au Grand Théâtre.