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Manifestants prêts à la guerre: les policiers se préparent à faire face au «pire» lors du Sommet du G7

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Les manifestants se préparent des munitions pour faire la guerre en marge du Sommet du G7 : des fusils tirant des cartouches de détresse pouvant enflammer les habits des policiers et des extincteurs remplis de poivre de cayenne anti-ours.

Certains manifestants altermondialistes s’apprêtent à déclarer la guerre aux policiers de Québec lors du Sommet du G7, qui aura lieu les 8 et 9 juin 2018, a appris Le Journal.

Bien que le sommet réunissant les sept plus grands leaders du monde soit dans Charlevoix, des confrontations violentes pourraient éclater à Québec. Les manifestants souhaitent ainsi que leur message résonne plus fort dans les médias, comme à l’époque du Sommet des Amériques, en 2001.

Retour sur 2001 : Québec transformée en champ de bataille

  • Sommet des Amériques en avril 2001
  • Un périmètre de sécurité de 4 km
  • 460 personnes ont été arrêtées par les forces policières
  • 6515 agents mobilisés
  • Plus de 5000 bombes lacrymogènes et fumigènes utilisées
  • 900 balles de caoutchouc tirées
  • 431 personnes blessées

Des commerçants appréhendent déjà les débordements.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) se prépare au pire et dit « connaître les rumeurs » liées au G7.

« On a le devoir d’être prêt à tout, de faire face au pire », a souligné en entrevue André Turcotte, commandant au Soutien des opérations policières du SPVQ.

De nouveaux projectiles utilisés par les manifestants sont de plus en plus dangereux et peuvent mettre la vie des agents en péril. Ils sont maintenant formés pour résister à ces attaques. « C’est notre responsabilité. Il faut tenir compte de ces nouveaux éléments-là », a expliqué le commandant. « On est au courant de ce qui se passe ailleurs dans le monde. »

Inflammable

Parmi ces nouvelles modes, le pistolet de détresse qui résiste à l’eau est fort populaire. Il peut enflammer instantanément les vêtements.

En août 2017, lors d’une manifestation de la Meute et des antifas, ces fusées de détresse ont d’ailleurs été tirées en direction des policiers de l’antiémeute. « Oui, ce sont des choses qu’on a vues et qu’on a déjà vécues à Québec », a confirmé M. Turcotte.

Au Sommet de la jeunesse, en 2008, une policière du SPVQ avait aussi pris feu après avoir reçu un cocktail Molotov. « Il y a des façons qu’on enseigne à nos policiers pour réagir à ça. Il y a des méthodes pour les protéger si ça arrive. Il y a une façon de procéder à l’intérieur de nos équipes. Il peut y avoir des policiers qui sont munis d’extincteurs pour éteindre rapidement un début d’incendie », a-t-il indiqué.

Rester à l’affût

Les manifestants ont aussi raffiné les produits volatils, irritants et puissants utilisés contre les policiers. Les extincteurs remplis de poivre de Cayenne anti-ours en sont un exemple parfait.

Lors de la dernière manifestation du Collectif contre la brutalité policière (COBP), le 15 mars, à Montréal, les policiers ont été aspergés par l’un de ces produits provenant d’un extincteur.

Afin de ne pas être pris au dépourvu, les policiers doivent rester à l’affût, en suivant les activités des groupes extrémistes. Ils parcourent les réseaux sociaux ainsi que les sites internet pour analyser les nouvelles tendances et être prêts à toute éventualité pour le G7. « C’est un des outils des corps de police. On essaie d’obtenir le plus d’informations possible pour se préparer encore mieux. On ne peut pas nier ça. »

Projectiles que l’on pourrait voir au Sommet du G7

  • Feux d’artifice
  • Cocktail Molotov
  • Roches
  • Boules de billard Morceaux d’asphalte
  • Bouteilles en verre
  • Cannettes
  • Billes de métal
  • Liquides irritants aspergés avec des extincteurs
  • Cartouches de détresse inflammables