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Recrutement: l’armée sort l’artillerie lourde

Une vaste offensive est menée par 36 régiments en vue de recruter des milliers de réservistes

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.

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Les Forces armées canadiennes ont pris les grands moyens pour attirer de nouvelles recrues. Pour une troisième fois en six mois, les 36 régiments de réservistes de la province ont ouvert leurs portes samedi aux visiteurs.

« Des journées comme aujourd’hui, on en fait une ou deux par année d’habitude. Mais là, le gouvernement a annoncé qu’il voulait 3000 réservistes de plus au Canada », laisse entendre le capitaine Pierre Leblanc, porte-parole de la Réserve militaire dans la grande région de Montréal. 

Femmes recherchées

Le nombre de femmes dans le Régiment de Maisonneuve se compte presque sur les doigts d’une main. Il en a fallu deux pour qu’Annabelle Foucault, 23 ans, prenne son courage et passe les tests physiques il y a quelques semaines. 

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay

« Je devais lever un sac de 250 livres, mais j’y suis arrivée. Ça ne me fait pas peur d’être dans un groupe d’hommes. J’ai du caractère », s’entête à répéter l’étudiante en criminologie du haut de ses cinq pieds et quelques pouces. 

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay

 L’armée paiera une partie de ses frais de scolarité. En plus, elle gagnera environ 15 000 $ pour son premier été dans la Réserve, souligne Pierre Leblanc.

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay

 
Toutes les raisons sont bonnes

Pour la feuille d’érable ou tout simplement pour le portefeuille, il y a autant de raisons pour s’inscrire dans la Réserve que de réservistes.
 

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay

Frédéric Tougas, lui, n’a pas vraiment eu le choix. Il en a été forcé par ses parents quand il avait 16 ans.

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay

« Les premiers mois ont été difficiles », mais 13 ans plus tard, il a changé son fusil d’épaule.

« L’armée m’a donné plein de possibilités que je n’aurais pas eues au civil. J’ai même eu la chance d’aller en Afghanistan en 2012. J’y ai appris le sens de la discipline », s’enthousiasme celui qu’on appelle maintenant sergent. 

Dans le cadre d’une journée portes ouvertes organisée samedi par les Forces armées canadiennes, des simulations ont eu lieu dans les locaux du Régiment Maisonneuve. Des recrues ont participé à plusieurs manœuvres et démonstrations.
Photo Agence QMI, Joel Lemay

Volontaires

Contrairement aux militaires, les réservistes sont volontaires quand ils participent aux missions des Forces armées. 

On a d’ailleurs pu les voir à l’œuvre l’an dernier lors des inondations historiques dans l’ouest de Montréal.

« Le recrutement se fait beaucoup plus facilement depuis ce temps-là », de l’aveu du capitaine Leblanc.