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Le transport scolaire affecté par une grève à Jonquière?

Autobus
Photo d'archives

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SAGUENAY - Le transport scolaire de tout le Saguenay pourrait être paralysé à tout moment.

Les chauffeurs d’autobus de la Commission scolaire De La Jonquière ont voté lundi matin en faveur de la grève générale illimitée de façon unanime. Leurs confrères de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, qui desservent Chicoutimi jusqu’à L’Anse-Saint-Jean, en avaient fait de même la semaine dernière.

«C’est une question de respect», a déclaré l’un des chauffeurs, quelques instants après la confirmation du résultat du vote de lundi matin.

Les chauffeurs réclament 5 % d’augmentation salariale par année pour un contrat de cinq ans. Ils gagnent présentement un peu de 30 000 $ par année pour une semaine de travail de 40 heures.

La grève peut donc être déclenchée à tout moment. Le syndicat suivra le mouvement national, mais pourrait interrompre le transport de son propre chef. À Drummondville, à la fin mars, lors d’une réunion du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), les délégués avaient adopté à hauteur de 93 % une proposition de consultation de leurs assemblées générales respectives visant à déclencher une grève nationale dès ce printemps.

«C’est certain qu’avec Chicoutimi, ça aurait plus d’impact, convient le président du syndicat jonquiérois, Rémi Fortin. Mais s’il faut qu’on sorte seuls de notre côté, on va le faire. Il n’y a pas un seul autobus qui va rouler si on tombe en grève.»

Deux employeurs, Interbus et Intercar, négocient avec les deux syndicats. Mais la CSN, qui représente les travailleurs, avoue vouloir atteindre le gouvernement.

«C’est le temps de le faire, en campagne électorale comme on l’est présentement», analyse le coordonnateur régional de la CSN, Engelbert Cottenoir.

Intercar a refusé de commenter l’état des discussions, mais reconnaît qu’une intervention du ministère de l’Éducation sera peut-être nécessaire.