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Policiers: neutres malgré leurs signes religieux, selon Marissal

Vincent Marissal
Photo d'archives Chantal Poirier Vincent Marissal

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Les signes religieux ne remettent pas en question l’impartialité des policiers, estime le nouveau candidat vedette de Québec solidaire, Vincent Marissal.

« Il n’y a rien qui dit que tu n’es pas neutre parce que tu as un turban », a lancé la semaine dernière l’ex-chroniqueur politique au micro de Radio X.

« Si je me fais arrêter par un agent de la Gendarmerie royale du Canada, moi je ne vais pas dire : “Ha ! C’est un sikh !” C’est un policier et je me suis fait arrêter », a-t-il lancé à l’animateur Dominic Maurais.

Sa nouvelle formation politique souhaite pourtant interdire aux employés de l’État en situation de coercition comme les policiers et les juges d’afficher leurs convictions religieuses.

La bible des solidaires en matière de neutralité religieuse – La Charte de la laïcité de l’État québécois de l’ex-députée Françoise David – stipule qu’on « doit faire preuve d’une impartialité absolue en fait et en apparence ».

La porte-parole de QS estime qu’il ne s’agit pas d’une contradiction. « Je confirme qu’il appuie la position de Québec solidaire », assure Stéphanie Guèvremont.

En faveur du visage couvert ?

Le chef péquiste Jean-François Lisée se questionne également sur les convictions de la candidate à l’investiture de QS dans le comté d’Outremont, Ève Torres.

Alors qu’elle était porte-parole du Conseil national des musulmans canadiens, Mme Torres a participé à une contestation de la loi 62 visant à empêcher l’État d’interdire le visage couvert dans les transactions entre la fonction publique et les citoyens.

« C’est en contradiction avec la position de QS. Est-ce que c’est leur nouvelle position ? » a lancé lundi M. Lisée.

Chez QS, on précise que ce geste a été fait « dans un cadre professionnel » et qu’Ève Torres « endosse les positions de QS en matière de neutralité religieuse ».