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Signes religieux: Lisée promet de régler la question dans la première année de son mandat

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S’il devient premier ministre le 1er octobre prochain, Jean-François Lisée promet de régler la question du port des signes religieux dans la fonction publique avant l'été 2019.

«Il faut qu’un premier ministre du Québec dise: “Voici le consensus, voici ce qu’on fait.” C’est ce qu’on annonce aujourd’hui au Parti québécois», a déclaré le chef de la formation souverainiste lundi matin en entrevue avec Mario Dumont, sur LCN.

Dans un texte dont TVA Nouvelles a obtenu copie, le chef péquiste réitère que le port de signes religieux serait interdit chez les juges, procureurs, policiers et gardiens de prison.

Il va toutefois plus loin que le rapport de la commission Bouchard-Taylor de 2007, en étendant cette règle aux nouveaux enseignants des préscolaire, primaire et secondaire et aux éducateurs des CPE et garderies. Il y aurait un droit acquis pour ceux ayant déjà été embauchés.

M. Lisée croit toutefois que la proposition qu’il fait aujourd’hui est «plus graduelle et respectueuse que la charte» des valeurs.

Pas «contre la diversité»

Le Parti québécois propose, lui aussi, que les services publics soient donnés à visage découvert.

Si elle est portée au pouvoir, la formation compte déposer deux projets de loi, un sur les règles du vivre-ensemble et un sur le succès du vivre-ensemble.

«Les règles de vivre-ensemble, ce n’est pas être contre la diversité; c’est d’avoir des règles communes. Pour bien montrer qu’on n’est pas anti-immigrants ou antidiversité, on dit que la diversité n’est pas assez représentée dans les emplois de la fonction publique, sur les conseils d’administration, qu’il y a des obstacles à son intégration à l’emploi: la reconnaissance des acquis, des diplômes.»

Le chef péquiste maintient qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle position et que ce dossier «a assez traîné». Selon lui, il existe un flou en ce moment sur ce sujet.

«C’est important qu’on passe à autre chose, estime-t-il. La stigmatisation d’un certain nombre de groupes minoritaires qui sont dans le flou, ce n’est pas bien.»

Questionné par Mario Dumont à savoir si cette position risquait de ramener le débat sur la présence du crucifix à l’Assemblée nationale, M. Lisée répond que le flou actuel pousse ce sujet à refaire surface.

«Un jour, lorsque les Québécois seront satisfaits par les balises identitaires bien installées, on pourra avoir une discussion sereine pour que le crucifix ne soit plus dans ce lieu-là, mais dans un autre lieu historique.»