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Signes religieux et souveraineté: QS défend les prises de position de Marissal

Manon Masse
Photo Simon Clark Malgré ses convictions personnelles aux antipodes de Québec solidaire sur la question, Vincent Marissal défendra l’interdiction des signes religieux chez les policiers, affirme Manon Massé.

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Malgré ses convictions personnelles aux antipodes de Québec solidaire sur la question, Vincent Marissal défendra l’interdiction des signes religieux chez les policiers, assure Manon Massé.

Le candidat de QS dans Rosemont affirmait la semaine dernière que la présence de signes religieux ne remet pas en question l’impartialité d’un policier. «Il n’y a rien qui dit que tu n’es pas neutre parce que tu as un turban», affirmait Vincent Marissal.

Pourtant, Québec solidaire s’est engagé à interdire le port de signes religieux chez les employés de l’État en situation de coercition, comme les policiers et les juges, tel que le recommandait la commission Bouchard-Taylor.

En point de presse mardi matin, la co-porte-parole de Québec solidaire a affirmé que l’ex-chroniqueur politique appuie malgré tout la position Bouchard-Taylor. «M. Marissal l'a dit, qu'il défend tout à fait ce nécessaire compromis politique au Québec si on veut être capable de tourner la page», affirme Manon Massé. 

«Alors, ce que lui ressent personnellement quand il dit ’’moi, ça ne me dérangerait pas’’ versus le positionnement politique nécessaire pour faire avancer et tourner la page de ce débat-là, c'est deux choses, ajoute-t-elle. Et M. Marissal est totalement en phase avec la position de Québec solidaire.»

Souveraineté

Manon Massé ne doute pas non plus de la foi souverainiste de Vincent Marissal, qui a pourtant flirté avec l’idée d’être candidat pour le Parti libéral du Canada.

«Est-ce que M. Marissal a dit qu'il était fédéraliste?, a-t-elle demandé. [...] Et je pense que M. Marissal vous a dit, nous a dit — et on est avec lui là-dessus — que la vision de Québec solidaire de la souveraineté, le processus qui nous amènera là, il y croit. Et un jour on va y arriver, avec lui.»

En entrevue à l’émission 24/60 la semaine dernière, Vincent Marissal soulignait toutefois que la ferveur souverainiste a connu de meilleurs jours. «Il serait totalement illusoire de dire, qu’aujourd’hui, on va faire une constituante ou un référendum, a-t-il affirmé. [...] Il serait totalement illusoire, aujourd’hui, de dire que la souveraineté est à un sommet, que c’est dans la poche et que les jeunes, en particulier, sont tous embarqués là-dedans.»

Candidate contre le visage découvert

Manon Massé a aussi dû défendre mardi la candidate de QS dans Mont-Royal-Outremont, Ève Torres. Celle-ci a participé à une contestation de la loi 62 – visant à empêcher le visage couvert dans les transactions entre la fonction publique et les citoyens – lorsqu’elle était porte-parole du Conseil national des musulmans canadiens.

Encore là, Manon Massé a assuré que la candidate solidaire s’en remet également à la position du parti. «Mme Torres adhère à la vision de Québec solidaire», a martelé la co-porte-parole.