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[PHOTOS] Voici 10 lieux démolis ou grandement modifiés de Québec

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Au fil de son histoire, la ville de Québec a vu plusieurs de ses places publiques et beaux bâtiments grandement modifiés, voire carrément démolis pour laisser la place à d'autres choses jugées alors plus appropriées.

C'est le propre de l'évolution des villes.

Néanmoins, cela occasionne parfois de petits pincements au cœur.

Voici 10 exemples de témoins d'une époque révolue de la capitale. De remarquables oubliés.

1. Emplacement de la porte Saint-Jean vers 1930

Vue éloignée du passage d'un tramway près de la porte Saint-Jean vers 1930, BAnQ, fonds L'Action catholique.
Vue éloignée du passage d'un tramway près de la porte Saint-Jean vers 1930, BAnQ, fonds L'Action catholique.

La première porte Saint-Jean a été construite en 1749 par l’ingénieur Chaussegros de Léry, au moment de l’édification des fortifications dans ce secteur de la Haute-Ville de Québec.

Elle a été remplacée plus d’un siècle plus tard, entre 1864 et 1867, par une porte plus large comportant deux voies pour voitures et deux passages pour piétons.

En 1897, cette deuxième porte a été démolie à son tour. C'est à cet endroit que se trouve l'actuelle porte Saint-Jean, construite en 1939.

2. La boulangerie Johnston

Rue Saint-Jean, Québec, vers 1890, BAC, fonds Albertype Company.
Rue Saint-Jean, Québec, vers 1890, BAC, fonds Albertype Company.

Au XIXe siècle, la ville de Québec avait son lot de boulangers.

Parmi ceux-ci, l’Écossais George Johnston, qui s'était établi vers 1842 dans une maison de la rue Saint-Jean, au coin nord-est de la rue D’Auteuil.

Il s’agissait d’une ancienne construction qui, selon les témoignages de gens de l’époque, date du XVIIe siècle. En 1911, l’édifice a été acheté par la Canadian Bank of Commerce (CIBC), qui l’occupait encore il y a quelques années.

Il est aujourd'hui occupé par une boutique La Source.

3. La place Jacques-Cartier vers 1955

Place Jacques-Cartier, vers 1955, © Fonds Lefaivre & Desroches, collection Jocelyn Paquet, Archives du photographe.
Place Jacques-Cartier, vers 1955, © Fonds Lefaivre & Desroches, collection Jocelyn Paquet, Archives du photographe.

Dans les années 1950, le «carré» Jacques-Cartier, comme on le disait à l’époque, était le grand carrefour du quartier Saint-Roch où convergeaient la plupart des circuits d’autobus.

La rue Saint-François le traverse. Au sud, le monument de l’explorateur Jacques Cartier lui donne son nom, alors qu’au nord, un bâtiment abrite des toilettes publiques et la station de taxis. L'endroit est aujourd'hui occupé par la tour Fresk et par la bibliothèque Gabrielle-Roy.

4. Marché Montcalm et édifice du YMCA vers 1880-1890

Marché Montcalm et édifice du YMCA vers 1880-1890, AVQ, nég. 10232.
Marché Montcalm et édifice du YMCA vers 1880-1890, AVQ, nég. 10232.

L'édifice du YMCA a été érigé en 1879 à la suite d’un concours d’architecture remporté par Joseph-Ferdinand Peachy, qui lui a donné le style Second Empire. 

En 1947, la travée de l’extrême droite de la façade de la rue Saint-Jean a été démolie pour faire place au Cinéma de Paris. 

Le théâtre Capitole, l'Hôtel Palace Royal et le terminus d'autobus de la rue des Glacis étaient absents du paysage à cette époque.

5. Le Cap-Blanc autrefois

Le Cap-Blanc vers 1900, AVQ.
Le Cap-Blanc vers 1900, AVQ.

Il fut une époque où les maisons construites sur le côté sud de la rue Champlain avaient le «derrière» dans le fleuve. 

Leurs cours arrière étaient donc occupées par des quais. 

Au cours des années 1950, l'on a décidé d'établir un lien terrestre entre le port et le pont de Québec. 

La grève a alors été remplie et l'on y a construit le boulevard Champlain. 

Les derrières des maisons du secteur deviendront des façades sur ce nouvel axe routier.

6. La rue Saint-Jean vers 1890

La rue Saint-Jean vers 1890, BAnQ, fonds Jean-Georges Garneau.
La rue Saint-Jean vers 1890, BAnQ, fonds Jean-Georges Garneau.

Ce cliché nous présente, à gauche, une partie du marché Montcalm et, à l’opposé, l’édifice du YMCA construit en 1879 sur le site de l'ancien glacis des fortifications. 

De la place du marché, le tramway se dirige vers le faubourg Saint-Jean. 

On aperçoit au loin le clocher de l’église St. Matthew. 

À cette époque, l'avenue Honoré-Mercier ne coupait pas encore la rue Saint-Jean, divisant ainsi le quartier en deux secteurs distincts.

7. La côte d'Abraham en 1930

La côte d'Abraham en 1930, Thaddée Lebel, AVQ, P037-N017652.
La côte d'Abraham en 1930, Thaddée Lebel, AVQ, P037-N017652.

La côte d'Abraham, à la hauteur de la rue D'Youville, était jadis occupée par des maisons de bois et de briques. 

On distingue les clochers de l'église Saint-Vincent-de-Paul.

Ces maisons et une partie du «Patro» ont été démolies à la fin des années 1960 pour permettre le passage de l'avenue Honoré-Mercier et de l'autoroute Dufferin-Montmorency. 

Aujourd'hui, l'église est également disparue du paysage.

8. Le vieux Limoilou

Limoilou au tournant du XXe siècle, AVQ.
Limoilou au tournant du XXe siècle, AVQ.

Au fil des ans, le quartier Limoilou s'est considérablement développé. 

Cette photographie de la fin du XIXe siècle nous présente la 2e Rue, en direction est, à la hauteur de la 4e Avenue. 

Ce secteur de Limoilou s'appelait Heddleyville. 

La deuxième maison à partir de la gauche existe toujours aujourd'hui. 

Elle est située au coin nord-est de ces deux rues. 

C'est la seule qui demeure. 

En face, on aperçoit un kiosque de charretiers, l'ancêtre d'un poste de taxis. Les rues étaient alors en terre battue.

9. Le château Haldimand et la place d'Armes vers 1865

BAC
BAC

En 1786, le gouverneur Frederick Haldimand a fait construire un édifice en face du vieux château Saint-Louis qui sera incendié en 1834. 

Le château Haldimand a été détruit en 1892 pour faire place aux premières ailes de l'hôtel Château Frontenac. 

Les maisons de la rue Saint-Louis, face à la place d'Armes, tomberont sous le pic des démolisseurs pour permettre les agrandissements successifs de l'hôtel, entre 1897 et 1924. 

Un secteur plutôt méconnaissable du Vieux-Québec.

10. L'asile Finlay

BAnQ, carte postale, Valentine & Sons.
BAnQ, carte postale, Valentine & Sons.

L’asile Finlay a été construit pour l’Église anglicane de Québec entre 1860 et 1862.

Il a accueilli les vieillards des deux sexes, les femmes et les orphelins.

Œuvre des architectes Stent et Lavers d’Ottawa, il s’agissait d’un magnifique édifice de style gothique.

Il était situé sur le chemin Sainte-Foy, aux limites de la ville, immédiatement après la barrière de péage.

C’est l’entrepreneur Archer de Québec qui l’a construit pour l’importante somme de 14 000 $.

Au début des années 1970, l’édifice a été démoli pour faire place à une tour de bureaux du gouvernement provincial: le «Deux Cents».


Un texte de Jean-François Caron, Société historique de Québec


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