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Grandiose et majestueux

Le pianiste Steve Barakatt et l’Orchestre symphonique de Québec interprètent L’Hymne du Château Frontenac

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Dans la Salle de bal, pendant qu’il dévoilait, en première mondiale, L’Hymne qu’il a composé pour le Château Frontenac, Steve Barakatt était visiblement envahi par un puissant moment d’émotion. L’ovation instantanée qui a suivi a confirmé qu’il avait accompli cette énorme mission.

Trois mois après avoir entrepris le travail de création de cette œuvre, le pianiste l’a interprétée lors du concert 125 Printemps, soulignant le 125e anniversaire de cette institution du Vieux-Québec.

Il était accompagné par l’Orchestre symphonique de Québec, sous la direction de Fabien Gabel, un chœur de 30 chanteurs, le guitariste Simon Fox, le violoniste Patrice Painchaud et le bassiste François Moisan.

Dans les minutes qui ont suivi la fin du concert, alors qu’ils quittaient le Château, quelques musiciens de l’OSQ et chanteurs fredonnaient la mélodie de cet hymne. Un signe révélateur. Elle est forte et se retient facilement.

Sur la scène, avec les gestes de Fabien Gabel, qui deviennent des ombrages sur les murs, l’hymne est livré avec aplomb. Steve Barakatt jette un regard vers le ciel et entame la mélodie. Le guitariste Simon Fox ajoute des effets et le violoniste Patrice Painchaud, de la célèbre famille, portant la ceinture fléchée et la chemise à carreaux, y va de quelques envolées à saveur celtiques, amérindiennes et traditionnelles. Le chœur aurait mérité une plus forte amplification.

L’Hymne, que l’on peut écouter à l’adresse hymneduchateau.com et qui sera bientôt disponible en téléchargement, représente bien l’institution qui fête ses 125 ans. Elle est fière, grandiose et majestueuse.

Hommage au Château

L’Orchestre symphonique de Québec rendait hommage, lors de cette première de deux soirées, au Château Frontenac qui a vu le jour en 1893.

Un concert où l’ensemble de musiciens, dirigés par Fabien Gabel et le chef en résidence Nicolas Ellis, ont interprété des œuvres de Dvorak, Joseph Vézina, chef fondateur de l’OSQ, Beethoven, Gilles Léveillé et une superbe version de Sursum corda, de l’œuvre symphonique Ad Vitam Aeternam, de Steve Barakatt.

Accompagné par l’orchestre, André-Philippe Gagnon s’est transformé en Frank Sinatra et Louis Armstrong pour Smile, et Simon Fox et Steve Barakatt ont offert un beau moment d’émotion avec Crisis, qui soulignait la conférence de Québec, lors de la Deuxième Guerre mondiale, qui a mené à la libération de l’Europe.

Les débuts du Château ont aussi été évoqués, tout comme le premier concert que l’OSQ y a donné en 1925, celui qui a suivi après l’incendie de 1926 et la visite de Charlie Chaplin. Un bien beau concert.