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Objectif zéro accident mortel sur les routes de Québec

Objectif zéro accident mortel sur les routes de Québec
Photo Stevens LeBlanc

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Même si le bilan au chapitre des accidents mortels ou avec blessures graves s’est amélioré au cours des dernières années, les citoyens de Québec demeurent préoccupés par la sécurité routière.

La Ville souhaite modifier sa politique en la matière pour la période 2019-2023. Des centaines de personnes ont pris part au Colloque sur la sécurité routière qui s'est terminé samedi après-midi à Québec, dont différents experts internationaux qui ont partagé leur savoir.

De 2006 à 2016, le nombre d’accidents mortels ou avec blessures graves est passé de 135 à 46 à Québec. Entre 2012 et 2016, sur un ratio de 100 000 habitants, on chiffre à 0,6 le nombre de victimes de la route. Qu’à cela ne tienne, la Ville approche maintenant la Vision Zéro.

«C'est une approche où on a zéro décès, zéro blessé grave», mentionne le directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente, Marc Des Rivières. «Je pense qu’après 10 ans, on peut s’arrêter et se poser la question qu’est-ce qu’on peut faire de mieux?»

«De dire qu’il va y avoir une année avec 0 accident ou 0 décès, c’est pratiquement impossible. Par contre, il faut tout faire, avec les usagers de la route, pour y arriver», ajoute Patrick Voyer, membre du comité exécutif sur la sécurité routière.

Ce concept est utilisé à Los Angeles. Le nombre de décès y a chuté de 20 %.

«Il faut ralentir les gens. Il faut faire des choses qui changent comment la rue fonctionne», croit un ingénieur venu de la ville des anges.

Dans les deux dernières années, Québec a ajouté 17 nouveaux feux de circulation. À Bordeaux, en France, on souhaite retirer 300 feux de circulation, certains au profit de carrefours giratoires, comme l'explique Fabrice Magnier, chef du centre de gestion du trafic à Bordeaux.

«La vitesse moyenne a tendance à augmenter. Par contre, les excès de vitesse ont tendance à diminuer. Les usagers n’ont plus peur de s’arrêter à un feu rouge. Il n’y a pas ce phénomène d’accélération en fin de vert, qui ferme le cône de visibilité.»

Par ailleurs, selon John Batiste, chef de police du Washington State Patrol, les impacts de la légalisation de la marijuana seront également inévitables sur les routes : «Ce que nous avons fait, ils devront le faire ici aussi. Former les policiers, comment reconnaître les signes, bref, maintenir la loi», énumère le conférencier.

L’entreprise Bus Patrouille a également profité de l’événement pour parler des bienfaits de son projet pilote. Son objectif est de munir tous les autobus scolaires de la province de caméras.

«Je suis sûr et certain qu’après avoir vu les données, que tout le monde va travailler ensemble pour que ce type de technologie voie le jour au Québec», termine Jean Soulière, président de Bus Patrouille.

La Ville de Québec compte maintenant écouter ces recommandations et modifier sa politique en matière de sécurité routière, pour la présenter à l’automne prochain.