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Dans les eaux troubles du passé

<i>Filles de la mer</i><br>
Many Lynn Bracht, aux Éditions Robert Laffont, 432 pages
Photo courtoisie Filles de la mer
Many Lynn Bracht, aux Éditions Robert Laffont, 432 pages

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Grâce aux Jeux d’hiver de PyeongChang, on en sait aujourd’hui beaucoup plus sur la Corée. Mais pour découvrir l’envers de la médaille, on vous invite à lire ce roman historique, qui se penche adroitement sur son passé...

Si on ne peut plus compter le nombre de livres qui racontent les atrocités commises durant la Deuxième Guerre mondiale, celui-ci sort du lot parce qu’il parle surtout de la Corée. Annexée par le Japon en 1910, toutes ses coutumes ancestrales ont peu à peu été abolies. Mais au sud du pays, sur l’île de Jeju, les femmes appartenant à la communauté haenyeo continueront de faire en douce ce qu’elles ont toujours fait : plonger en apnée dans les profondeurs de la mer pour pêcher conques, poulpes ou abalones et ainsi pourvoir aux besoins de leur famille sans jamais dépendre des hommes.

Une victime de plus...

À l’été 1943, alors que la guerre bat son plein, Hana plonge donc quotidiennement avec sa mère en laissant sa sœur Emi sur la plage, cette dernière étant encore trop jeune pour les suivre sous l’eau.

Ayant promis de toujours veiller sur elle, Hana a cependant pris l’habitude de la chercher des yeux dès l’instant où elle remonte à la surface et un beau jour, elle apercevra un soldat japonais marcher droit vers elle.

La seule façon de sauver sa sœur ? Gagner le rivage à toute vitesse et se faire enlever à sa place. Car en ces temps particulièrement sombres, des milliers de Coréennes ont déjà été kidnappées pour pourvoir aux besoins des hommes sans jamais retrouver leur famille.

Mouchoirs non compris

À travers les récits d’Hana et d’Emi, on découvrira tour à tour l’enfer des quelque 200 000 « femmes de réconfort » qui ont été envoyées en Mandchourie et celui de celles qui, après avoir survécu à deux guerres, ont dû endurer autrement leurs innombrables horreurs.

Un roman historique aussi dérangeant que poignant, même s’il manque parfois de vigueur.

Trilogie islandaise

<i>Le filet</i><br>
Lilja Sigurdardóttir, Aux Éditions Métailié, 320 pages, En librairie le 17 avril
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Le filet
Lilja Sigurdardóttir, Aux Éditions Métailié, 320 pages, En librairie le 17 avril

Avec Piégée, le premier tome de sa trilogie intitulée Reykjavik Noir, l’Islandaise Lilja Sigurdardóttir a remporté l’an dernier un succès fou. Et il faut l’avoir lu pour comprendre et apprécier cette suite, dans laquelle l’héroïne, Sonja Gunnarsdóttir, sera encore contrainte de servir de mule à une bande de narcotrafiquants afin de pouvoir continuer à voir son petit Tómas. Car même après avoir fui à l’autre bout de la planète en veillant à ne laisser aucun indice derrière eux, ils ont rapidement été retrouvés et cette fois, Sonja pourrait très bien perdre à jamais la garde de son fils...

Un suspense efficace

Aussi courageuse qu’ingénieuse, Sonja aura cependant une nouvelle idée pour se libérer du piège qui l’oblige chaque semaine à faire entrer incognito en Islande plusieurs kilos de cocaïne. Grâce à l’aide de Bragi Smith, le vieil inspecteur des douanes de l’aéroport de Keflavik qu’elle a réussi à corrompre en lui offrant tout l’argent dont il a besoin pour prendre soin de sa femme malade, Sonja concoctera en effet un plan machiavélique qui, s’il se déroule comme prévu, devrait bientôt lui permettre d’être mère à temps plein. Mais dans l’intervalle, on tremblera presque autant qu’elle en découvrant peu à peu l’incroyable merdier dans lequel elle s’apprête à mettre les pieds.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Nous les filles de nulle part

Amy Reed, aux Éditions Albin Michel, 544 pages
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Amy Reed, aux Éditions Albin Michel, 544 pages

 

Ce roman jeunes adultes qui a beaucoup fait parler de lui aux États-Unis nous entraîne directement à Prescott, la petite ville d’Oregon où Grace Salter vient d’emménager avec ses parents... et d’apprendre que l’une des adolescentes de son futur lycée a été violée par trois garçons. Mais personne n’ayant cru à cette histoire, les coupables courent toujours. Ce que Grace et ses deux nouvelles amies trouveront inadmissible.


Romain Gary s’en va-t-en guerre

Laurent Seksik, aux Éditions J’ai lu, 256 pages
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Laurent Seksik, aux Éditions J’ai lu, 256 pages

 

Avec ce roman, on découvre la jeunesse du célèbre écrivain Roman Kacew, mieux connu sous les noms de Romain Gary ou d’Émile Ajar. En 1925, il vivait en effet avec sa mère à Wilno, son père, qui était fourreur de métier, les ayant abandonnés pour aller vivre avec une autre femme. Un livre qui plaira surtout aux fans de Gary.


Caféologie

Gloria Montenegro et Christina Chirouze, aux Éditions Gründ, 240 pages
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Gloria Montenegro et Christina Chirouze, aux Éditions Gründ, 240 pages

 

Grâce à ce livre grand format, qui porte d’ailleurs très bien son nom de « coffee table book », on apprendra vraiment une foule de choses sur la culture du café, sur toutes les espèces de Coffea (qui poussent généralement dans les sous-bois !), sur les origines de la pause-café, sur les vertus de l’expresso ou sur ses arômes. Une façon agréable de voyager aux quatre coins du globe.


Les records du monde... chez les animaux

Nathalie Tordjman et Frédéric Michaud, aux Éditions La Salamandre, 104 pages
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Nathalie Tordjman et Frédéric Michaud, aux Éditions La Salamandre, 104 pages

 

Sincèrement, on ne pensait pas feuilleter ce livre très longtemps. Mais comme il a fini par nous captiver pendant toute une soirée, on s’est dit qu’il allait sûrement intéresser aussi quantité de lecteurs curieux de savoir quel animal a le plus féroce appétit, qui est le plus rapide des prédateurs, quelle bestiole a le plus puissant venin ou quel oiseau voit le mieux.