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Recchi mur Pittsburgh
Photo Renaud Lavoie Une photo de Mark Recchi a été ajoutée sur un mur avec d’autres anciens joueurs à Pittsburgh, près du vestiaire de l’équipe.

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Lorsqu’on arrive près du vestiaire des Penguins, on croise un mur avec des photos géantes de joueurs maintenant à la retraite et qui ont marqué l’histoire de la franchise. Évidemment, on y retrouve Mario Lemieux et, depuis cette année, Jaromir Jagr, qui ne joue plus dans la LNH.

Un autre ancien joueur a été ajouté et il s’agit de Mark Recchi, qui a été intronisé au Temple de la renommée en novembre dernier. Sur les 1652 matchs qu’il a disputés dans la LNH, seulement 389 l’ont été avec les Penguins. Mais il n’a pas été oublié à Pittsburgh, ayant remporté la coupe Stanley en 1991.

« C’est incroyable de voir cette photo et celle placée dans le vestiaire du Canadien depuis que j’ai été élu au Temple de la renommée, affirme Mark Recchi près du vestiaire des Penguins. C’est très spécial. Jamais je n’ai pensé que ce genre de choses allait m’arriver quand j’ai commencé ma carrière. »

L’amour du sport

Mark Recchi a effectué son retour en 2014 avec les Penguins. D’abord comme responsable du développement des joueurs et maintenant comme entraîneur adjoint en remplacement de Rick Tocchet, qui dirige désormais les Coyotes. Recchi est un des grands responsables du développement de joueurs comme Jake Guentzel, Bryan Rust et Conor Sheary qui contribuent grandement aux succès de l’équipe.

C’est en grande partie pourquoi il est maintenant derrière le banc des Penguins et il ne regrette pas du tout sa décision de s’impliquer quotidiennement dans l’équipe.

« J’ai un plaisir fou, souligne Mark Recchi. Je sens que je fais vraiment partie de ce groupe et je suis tellement bien entouré avec Mike Sullivan, Jacques Martin et Sergei Gonchar. Nous avons une très bonne relation et j’apprends tous les jours. »

En mode apprentissage

Mark Recchi ne sait pas où sa nouvelle carrière le mènera.

Sera-t-il entraîneur-chef ou directeur général d’une équipe un jour? Il n’a pas encore de réponses à cette question. Mais aujourd’hui, il apprend beaucoup en regardant Mike Sullivan diriger une équipe qui connaît énormément de succès.

« Sully est tellement bon. Il est un maître dans la gestion de son personnel. Gérer les joueurs, ce n’est pas de tout repos, j’en sais quelque chose, je n’ai pas toujours été facile, dit-il en riant. C’est bien de travailler avec un tel entraîneur-chef parce qu’il nous demande de faire notre travail et ça ne veut pas dire d’arriver à 6 heures le matin et quitter à 17 heures, comme c’est le cas souvent. Et je n’ai pas à me taper la tête dans un mur à ne plus savoir quoi faire. »

Dans le vestiaire des Penguins, la présence de Mark Recchi a un impact important parce que les attaquants ont un allié de marque.

« Il sait de quoi il parle, le résumé de sa carrière dit tout, souligne Sidney Crosby. Et ça ne fait pas si longtemps qu’il a pris sa retraite (2011). Donc, il comprend très bien chaque détail. J’ai joué avec lui recrue et c’est la même personne. On est chanceux ici de l’avoir et c’est la même chose pour Sergei Gonchar et Bill Guerin, qui ont aussi été mes coéquipiers. La dynamique est incroyable parce qu’ils sont maintenant des dirigeants. Lorsqu’ils vous donnent des conseils, c’est toujours bienvenu. Ils savent de quoi ils parlent. »

Pour Mark Recchi, il est important de s’assurer de bien guider les joueurs. « J’ai toujours aimé le faire, même lorsque je jouais et on a fait la même chose avec moi lorsque je suis arrivé dans la ligue. C’est Mario Lemieux qui s’occupait de moi, tout comme Joe Mullen et Bryan Trottier. Ils me traitaient comme si j’étais de l’or. Je veux que les jeunes joueurs qui arrivent dans cette organisation soient traités de la même façon que je l’étais. Il faut les faire sentir importants aux succès de l’équipe dès qu’ils entrent dans ce vestiaire. C’est aussi ce que je tente d’apporter à cette formation. »


UN EXEMPLE DE LEADERSHIP

Avec un joueur de la trempe de Sidney Crosby, il n’y a aucun problème dans le vestiaire des Penguins. Tout le monde connaît son rôle. Mais il faut aussi souligner le leadership des autres joueurs qui ont accepté de sacrifier leurs succès personnels pour le bien de l’équipe. Je pense ici à Kristopher Letang, qui a toujours été le quart-arrière à la ligne bleue des Penguins en avantage numérique. Mais maintenant, c’est Justin Schultz qui occupe ce rôle, afin de limiter le temps de glace de Letang. On ne veut plus qu’il joue trente minutes par match et c’est pourquoi le défenseur québécois dirige la deuxième unité de l’avantage numérique. Jamais il n’a critiqué la décision de son entraîneur et, s’il avait été égocentrique, il aurait pu bouder dans son coin. Ce n’est pas ce qu’il a fait.


PAS DE SUSPENSION

Parlant de Kristopher Letang, il s’est fait frapper solidement par Claude Giroux en deuxième période vendredi. La LNH a décidé de ne pas suspendre le capitaine des Flyers, qui venait d’être poussé par Sidney Crosby quelques instants auparavant. La département de sécurité des joueurs a conclu que le geste de Claude Giroux était involontaire même si, chez les Penguins, on a eu l’impression que Giroux s’était projeté sur Letang. Chez les Flyers, on a indiqué que Giroux tentait plutôt de se protéger. On parle ici de deux joueurs qui se respectent énormément et qui n’ont jamais eu quelque animosité l’un envers l’autre.


CROSBY N’A PAS OUBLIÉ THERRIEN

Si on inclut les séries et la saison régulière, Sidney Crosby a une fiche de +186 en carrière, ce qui est très impressionnant. Le capitaine des Penguins donne beaucoup de crédit à Michel Therrien, qui a donné toute la liberté aux joueurs en zone offensive, mais qui tenait à voir ses joueurs être efficaces défensivement. « Michel nous a toujours dit que si on jouait bien défensivement, on allait connaître du succès offensivement, affirme Sidney Crosby. Son influence fait encore partie de nous présentement, spécialement pour Evgeni Malkin et moi, qui en avaient beaucoup à apprendre à notre arrivée dans la LNH. » À titre comparatif, Patrice Bergeron a une fiche de plus 193 si on inclut la saison régulière et les séries, depuis le début de sa carrière.