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Les Alouettes de retour au boulot

Ils amorcent leur minicamp printanier lundi à Vero Beach

Le directeur général des Alouettes, Kavis Reed, a effectué plusieurs changements, autant sur le terrain qu’à l’extérieur du terrain en vue de la saison 2018, alors que la dernière année a été difficile sur tous les plans pour la formation montréalaise.
Photo Martin Chevalier Le directeur général des Alouettes, Kavis Reed, a effectué plusieurs changements, autant sur le terrain qu’à l’extérieur du terrain en vue de la saison 2018, alors que la dernière année a été difficile sur tous les plans pour la formation montréalaise.

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VERO BEACH | Après avoir connu une des pires saisons de leur histoire avec une fiche de 3-15, les Alouettes ont tenté de tourner la page au cours des derniers mois. Le directeur général Kavis Reed a donné un bon coup de balai au sein de son groupe d’entraîneurs tout en ajoutant quelques joueurs autonomes en attaque et en défensive.

On aura droit à un léger aperçu de l’attaque au cours des prochains jours à l’occasion du minicamp printanier qui se tiendra à nouveau au complexe Historic Dodgertown, à Vero Beach. Comparativement aux autres années, seuls les membres de l’offensive seront au rendez-vous sur une base volontaire. Lors de la campagne 2017, les joueurs de l’unité défensive et les botteurs étaient aussi présents en plus de ceux de l’attaque.

Avec un nouvel entraîneur-chef en poste comme Mike Sherman, c’était une certitude que le minicamp serait présenté sous une nouvelle formule. Ça permettra aussi au coordonnateur offensif Khari Jones de se familiariser avec les membres de son unité. Il n’y a pas de doute qu’ils ont une charge de travail énorme devant eux avant le début de la campagne.

Les Alouettes ont la pire attaque de la LCF depuis le départ à la retraite

d’Anthony Calvillo. Même l’ancien numéro 13 comme entraîneur n’a pas été en mesure de résoudre les nombreux problèmes offensifs des dernières saisons. Et c’est ce qui explique en grande partie que les Alouettes n’ont pas pris part aux éliminatoires lors des deux dernières saisons.

Freeman, une vraie solution ?

Au cours de l’hiver, Kavis Reed a décidé de donner un grand coup en mettant la main sur l’ancien quart de la NFL, Josh Freeman. La question qu’il se faut se poser : est-ce que l’ancien choix de premier tour des Buccaneers de Tampa Bay sera en mesure de faire la transition entre le circuit américain et la Ligue canadienne de football ?

Au cours des dernières années, quelques anciens quarts du circuit Goodell ont frappé un mur en arrivant dans la LCF. On n’a qu’à penser à Vince Young avec la Saskatchewan qui avait été libéré après avoir subi une blessure. Chez les Alouettes, on se souvient de John Skelton qui avait été horrible lors de sa présence au minicamp en 2015. Est-ce que Freeman sera l’exception à la règle ?

On ne sait pas, mais il est arrivé à Montréal avec une bonne dose d’humilité et il n’a pas fait de grandes promesses à ses coéquipiers ou aux partisans de l’équipe. Voyons voir si cette approche donnera des résultats sur le terrain...

Lewis : retraite ou pas ?

Après avoir mentionné sur plusieurs tribunes qu’il songeait sérieusement à la retraite au terme de la saison 2017, le nom du demi-inséré Nik Lewis figure toujours au sein de la formation des Alouettes.

Au moment d’écrire ces lignes, aucune décision n’a été prise dans ce dossier par le directeur-général Kavis Reed ou l’entraîneur-chef Mike Sherman. Il ne serait pas surprenant que les deux hommes de football attendent de voir les performances de Lewis lors du mini-camp (sa présence est sur une base volontaire) et du camp d’entraînement avant de statuer pour de bon.

Après tout, Lewis a été le joueur qui a capté le plus de passes chez les Alouettes durant la dernière campagne avec 73. Il a récolté des gains de 649 verges avec un touché.

 

Petits changements, grosse différence ?

Avec la saison terrible que les Alouettes ont connue en 2017, on s’attendait que le directeur général Kavis Reed chambarde sa formation pour tenter de retrouver le chemin de la respectabilité.

Il l’a fait du côté défensif en faisant l’acquisition de plusieurs joueurs de qualité par le biais du marché des joueurs autonomes. Toutefois, il est difficile de faire le même constat pour l’attaque qui a été le point faible de sa formation depuis plusieurs saisons.

Reed a fait quelques mouvements de personnel et on se demande si ce sera suffisant pour redonner du mordant à une unité qui en a bien besoin.

Patrick Lavoie effectuera un retour dans l’uniforme des Alouettes en 2018.
Photo d'archives, Ben Pelosse
Patrick Lavoie effectuera un retour dans l’uniforme des Alouettes en 2018.

Il a d’abord effectué une transaction intéressante en envoyant le Québécois Jean-Christophe Beaulieu au Rouge et Noir d’Ottawa pour un autre Québécois, Patrick Lavoie. Il a échangé de la jeunesse pour de l’expérience au poste de centre-arrière. Avec des entraîneurs comme Mike Sherman et le coordonnateur Khari Jones, on peut parier qu’il sera appelé à produire par la voie des airs.

Un monstre à deux têtes ?

Chez les receveurs, Reed a fait un échange étrange alors qu’il a envoyé l’ailier défensif Gabriel Knapton pour recevoir le receveur Chris Williams. Celui-ci a souvent fait mal paraître les Alouettes dans le passé, mais il a raté les six premiers matchs de la saison 2017 en raison d’une opération au genou. On peut se demander s’il lui reste encore de l’essence dans le réservoir.

Si c’est le cas, les Alouettes auront enfin un joueur pour étirer le terrain et donner de l’espace à ses coéquipiers dans les zones courtes. De plus, la formation montréalaise pourrait avoir un monstre à deux têtes sur les retours de bottés avec Stefan Logan.

Pour le reste, on a bien hâte de voir si Sherman et Jones seront en mesure de peser sur les bons boutons pour faire produire cette attaque qui a été la risée de la LCF au cours des deux dernières saisons.