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Cet homme a participé au marathon de Boston après avoir subi une importante blessure

Cet homme a participé au marathon de Boston après avoir subi une importante blessure
Capture d'écran Instagram

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Le détenteur du record du monde du triathlon Ironman n’a pas laissé une vilaine blessure venir en travers de son rêve de participer au marathon de Boston. Tim Don a pris part à l’épreuve lundi, après une longue convalescence passée encarcané dans un halo crânien.

En octobre dernier, Tim Don a été frappé par une voiture alors qu’il circulait à vélo sur une autoroute de Kailua Kona, à Hawaii.

Le champion du monde a eu la vie sauve, mais s’est retrouvé avec la vertèbre C2 cassée, une blessure communément appelée « fracture du bourreau ». C’est une lésion que l’on retrouve généralement chez les gens morts par pendaison.

À 40 ans, Tim Don redoutait de devoir mettre définitivement une croix sur les épreuves d’athlétisme.

Il s’est retrouvé confronté à trois options : porter un collet cervical, dont les effets n’étaient garantis en raison de la gravité de sa fracture, passer sous le bistouri pour fusionner les vertèbres, une intervention qui l’aurait laissé avec une rigidité permanente au niveau de la nuque ou porter un halo crânien durant quelques mois, un véritable supplice pour le corps.

L’athlète a finalement opté pour la dernière option, même si les médecins l’ont prévenu qu’il prenait ainsi le chemin de la « torture ».

Pour ceux qui se le demandent, sachez que c’est aussi terrible que ça en a l’air. Pour fixer le halo on utilise des vis en titane qu’on enfonce dans la tête (deux devant et deux derrière) en les rattachant à des barres de métal reliées à un buste. Durée de l’épisode de torture? Trois mois durant lesquels les plaies suintent des fluides et le corps gonfle en raison de la pression exercée à différents endroits.

La convalescence, entrecoupée de séances de réadaptation et d’entrainement, a été douloureuse, mais un peu plus de six après l’installation du halo, Tim Don a pu franchir la ligne d’arrivée du célèbre marathon de Boston en terminant le parcours en 2 heures, 49 minutes et 12 secondes.

En guise de comparaison, le vainqueur du marathon, le Japonais Yuki Kawauchi, a complété la course en 2 heures, 15 minutes et 58 secondes.

C’est donc un véritable exploit pour celui qui n’avait connu aucune autre interruption de ce genre au cours de sa carrière étalée sur deux décennies et marquée par l'aventure olympique.

Tim Don confie qu’il a douté plusieurs fois durant son chemin vers la guérison soulignant que l’épreuve a été particulièrement exigeante pour sa femme, qui s’est retrouvé à devoir rester à son chevet tout en prenant soin de leurs deux enfants.

Mais sa passion pour l’athlétisme a eu raison de ses craintes et de sa douleur. « Je n’ai jamais eu aucun autre travail, a-t-il déclaré. Le sport c’est toute ma vie, je ne connais rien d’autre. »