/finance
Navigation

Immobilier: départ canon en 2018 au Québec

Immobilier: départ canon en 2018 au Québec
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Stimulé par la région de Montréal, le marché immobilier québécois a commencé l’année en lion avec la plus forte hausse des ventes au premier trimestre depuis 2012.

Les ventes ont augmenté de 3 % de janvier à mars par rapport à la même période en 2017, selon les données révélées par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), lundi matin. Au total, 22 050 transactions ont été conclues. Il s’agit d’un quinzième trimestre consécutif positif.

C’est la région de Montréal qui mène le bal avec une augmentation des ventes de 7 %. L’offre se fait plus rare, car le nombre de propriétés sur le marché a fortement chuté depuis un an dans la région de la métropole. Il y en a 16 % de moins qu’au premier trimestre de 2017.

«La forte baisse de l’offre, toutes catégories de propriétés confondues, combinée à la hausse des ventes, fait en sorte que les conditions du marché avantagent de plus en plus les vendeurs, a mentionné Mathieu Cousineau, président du conseil d’administration de la Chambre immobilière du Grand Montréal, par communiqué. La copropriété reste la seule catégorie de propriétés qui affiche encore des conditions de marché équilibrées.»

La copropriété a dopé le marché de la région de Montréal avec un nombre record de transactions (4278) au premier trimestre, soit un bond de 17 % par rapport aux trois premiers mois de 2017. La hausse a été de 2 % pour les maisons unifamiliales et de 5 % pour les plex de 2 à 5 logements.

Les prix médians ont progressé de 5 % pour les unifamiliales, de 3 % pour les copropriétés et de 7 % pour les plex.

Tous les secteurs de la région sont dans le vert: Rive-Sud (+12 %), l’île de Montréal (+7 %), Laval (+5 %), la Rive-Nord (+5 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (+4 %) et Vaudreuil-Soulanges(+3 %).

Moins vigoureux ailleurs au Québec

La croissance a été moins forte ailleurs au Québec, mais la région de Saguenay se démarque avec une hausse de 5 % des ventes au premier trimestre par rapport à la période correspondante un an auparavant. Celle de Sherbrooke a connu une hausse de 1 %, tandis que le nombre de transactions est resté stable à Québec durant les trois premiers mois de l’année. Par contre, les régions de Trois-Rivières (- 11 %) et Gatineau (-8 %) ont vu le nombre de transactions reculer.

Dans l’ensemble de la province, les prix médians des unifamiliales et des condos ont augmenté de 3 %, tandis que celui des plex a crû de 6 % au premier trimestre par rapport au premier de 2017.

Le nombre de propriétés à vendre a diminué de 9 % du premier trimestre de 2017 à celui de 2018 au Québec.

«La tendance baissière des inscriptions est généralisée à l’ensemble de la province. L’offre de propriétés a fléchi dans chacun des principaux centres urbains de la province, à cinq exceptions près, soit Sainte-Adèle (+21 %), Rimouski (+13 %), Shawinigan (+4 %), Saguenay (+3 %) et Québec (+1 %)», a dit Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la (FCIQ).

Les propriétés trouvent donc plus rapidement preneur qu’il y a un an, avec un délai moyen de 110 jours, soit cinq jours de moins.