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Un manifeste, mais pas d’élections

Les membres de La Meute ne veulent pas transformer le groupe en parti politique

Le porte-parole du groupe identitaire La Meute, Sylvain Brouillette a admis, lundi, lors d’un point de presse tenu à Saint-Agapit, qu’il y a des frictions à l’intérieur des troupes.
photo Jean-François Desgagnés Le porte-parole du groupe identitaire La Meute, Sylvain Brouillette a admis, lundi, lors d’un point de presse tenu à Saint-Agapit, qu’il y a des frictions à l’intérieur des troupes.

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La Meute veut se faire entendre auprès des partis politiques lors de la prochaine élection, mais le groupe identitaire reconnaît qu’il manque peut-être de courage politique en refusant de soumettre lui-même ses idées aux électeurs.

À cinq mois des élections provinciales, les militants du groupe identitaire La Meute ont présenté leur liste d’épicerie aux partis politiques. Il s’agit d’une forme de « manifeste » qui a été présenté aux médias, lundi. Le groupe dit représenter la « majorité silencieuse ».

Cependant, La Meute refuse de porter l’étiquette de formation politique au prochain scrutin provincial afin de prouver cette affirmation.

Le porte-parole Sylvain Brouillette admet que la prétention de représenter une majorité de citoyens, tout en refusant de soumettre ce manifeste au vote des électeurs, laisse place aux critiques.

D’autant plus que La Meute prétend que les partis fédéraux et provinciaux « manquent de courage politique ». « Ça peut être vu comme ça », a admis le porte-parole.

« Mais, ce n’est pas La Meute qui va apporter des solutions aux problèmes du Québec, ce sont les citoyens », a expliqué le porte-parole.

« Nous, on pense que pour représenter les citoyens, ce n’est pas avec un parti politique », a-t-il souligné.

Pourtant, les militants envisagent de rencontrer tous les partis politiques afin qu’ils adhèrent à leurs idées.

La Meute dit n’avoir « aucune préférence » pour un parti, l’important c’est qu’un d’eux accepte leurs revendications. « On n’est pas partisans. »

Plusieurs demandes

Le groupe populiste veut être la voix de ceux qui « veulent conserver les acquis qui ont fait notre pays ».

La Meute se présente comme « nationaliste » et réclame des programmes « pour les Québécois d’abord » dans son manifeste. Les membres se disent « contre le multiculturalisme » qui mène à la « destruction de la société d’accueil » et au « chaos ».

D’autres enjeux sont ciblés comme la révision du nombre d’immigrants, la charte de la laïcité, l’interdiction du niqab et de la burqa, l’interdiction des sacrifices d’animaux et l’abolition du cours Éthique et culture religieuse.