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Gros défi pour Derek Jeter

Le président-directeur général des Marlins, Derek Jeter, a du pain sur la planche.
Photo AFP Le président-directeur général des Marlins, Derek Jeter, a du pain sur la planche.

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Chaque début de saison nous réserve des surprises, certaines bonnes, certaines moins bonnes.

Aucun observateur n’aurait osé prédire qu’après les deux premières semaines de la saison, les Pirates de Pittsburgh, sans Gerrit Cole et Andrew McCutchen, trôneraient au sommet de la division Centrale de la Ligue nationale et que les Mets devanceraient les Nationals de Washington en tête de la division Est.

Dans l’Américaine, personne ne doute de la valeur des Red Sox de Boston, mais force est d’admettre qu’ils ont profité au maximum d’un calendrier favorable en début de campagne, affrontant sept fois les Rays de Tampa Bay et deux fois les pauvres Marlins de la Floride. Une équipe comme les Red Sox doit vaincre des formations comme celle de Rays et des Marlins, et elle l’a fait sans conteste.

L’ancien capitaine des Yankees, Derek Jeter, doit sûrement s’ennuyer de son ancienne équipe, car ses Marlins de Miami sont 13es au chapitre de la moyenne collective au bâton avec un rendement de ,232. Disons que le visage que présentent les Marlins sous la gouverne de Jeter n’est pas celui qui va leur permettre de regagner la ferveur de leurs partisans.

Au cours de leurs 10 premières parties à domicile, les Marlins ont attiré en moyenne seulement 12 062 spectateurs, la pire des 30 clubs des majeures. Je veux bien croire que Jeter a réduit de beaucoup la masse salariale de sa formation, mais ce n’est pas de cette façon qu’il peut espérer faire des profits.

D’ailleurs, mercredi dernier, la filiale AA des Marlins à Jacksonville a attiré 6960 spectateurs lors de son match d’ouverture, tandis que les Marlins jouaient devant seulement 6150 personnes contre les Mets. Faut le faire !

L’effet Ohtani

Par contre, on ne pouvait prévoir que l’arrivée de Shohei Ohtani allait permettre aux Angels de Los Angeles de devancer les Astros de Houston en ce début de campagne.

Les prestations du Japonais de 23 ans, autant au bâton qu’au monticule, dépassent largement ce qu’on était en droit d’anticiper à la suite d’un camp d’entraînement misérable. En effet, en deux départs, il avait été malmené pour neuf points sur neuf coups sûrs en deux manches et deux tiers pour une ronflante moyenne de points mérités de 27,00.

Les Mets de New York ont démontré que, lorsqu’ils sont en santé, leurs lanceurs sont parmi les meilleurs des majeures, mais leur attaque a agréablement surpris avec un rendement offensif de ,244, ce qui les place au cinquième rang, devant les Cubs et les Nationals à ce chapitre. Au monticule, ils occupent le deuxième rang des majeures avec une moyenne de 2,59.

Les bâtons des Dodgers silencieux

Par contre, de quelle façon doit-on interpréter le début de saison des Dodgers de Los Angeles ? Clayton Kershaw a encaissé deux revers à ses trois premiers départs malgré l’excellente moyenne de 1,89. L’attaque se retrouve en 12e place dans les majeures avec une moyenne de ,238. Ils ont besoin d’un retour en forme de Justin Turner et rapidement.

Enfin, y en a-t-il parmi vous qui se demandent ce qu’il advient des anciens propriétaires des Marlins, les sympatiques Jeffrey Loria et David Samson ? Si cela vous intéresse, Loria est toujours marchand d’œuvres d’art à New York, tandis que son beau-fils est aujourd’hui analyste de baseball pour le compte du réseau CBS Sports. Oui, vous avez bien lu. Analyste pour ce grand réseau !

Pour ce qu’on sait, Samson n’a jamais joué au baseball... sauf qu’il a fait ses preuves lorsqu’il s’agissait de congédier quelqu’un.

Sans perroquet

Lorsqu’Edwin Encarnacion a réussi son circuit à l’intérieur du terrain le 2 avril dernier, son perroquet imaginaire ne l’a pas accompagné dans sa course autour des sentiers... sûrement pas parce que le frappeur de choix des Indians courait trop vite !

En effet, Encarnacion a franchi les 360 pieds en 18,86 secondes, ce qui représente, selon les dossiers de Statcast, le deuxième temps le plus lent pour un circuit à l’intérieur du terrain.

Le dernier porte-couleurs des Indians à avoir réussi un circuit à l’intérieur du terrain était Tyler Naquin, le 19 août 2016, alors qu’il avait franchi les 360 pieds en 15,69 secondes !

Dans une classe à part

Le « Grand Orange » des Expos, Rusty Staub, revendique un exploit unique dans les annales des majeures, étant le seul frappeur à avoir réussi au moins 500 coups sûrs dans l’uniforme de quatre équipes, soit avec les Mets (709), les Astros (792), les Expos (531) et les Tigers (582). Il en a aussi frappé 102 avec les Rangers.

Son record de 81 présences officielles comme frappeur suppléant au cours d’une même saison a été battu par Lenny Harris avec 83 en 2001, tandis qu’Ichiro Suzuki a établi le record de tous les temps en se présentant au bâton 100 fois dans ce rôle avec les Marlins l’an dernier.

Un refus de Watson

L’ancien directeur général des Yankees de New York Bob Watson souffre d’une insuffisance rénale et, bien que ses deux enfants lui aient offert de lui donner un rein, il a refusé.

Celui qui est devenu le premier directeur général afro-américain des majeures à avoir gagné une série mondiale a ainsi expliqué son refus : « J’ai vécu une très bonne vie et j’estime qu’il serait égoïste d’accepter le rein d’un de mes enfants, alors qu’ils sont jeunes et ont toute la vie devant eux ».

Walson a joué 19 saisons dans les majeures, dont 14 avec les Astros, et il est celui qui a marqué le millionième point de l’histoire du baseball majeur en 1975.

L’exploit de Verlander

L’ancien lanceur des Tigers Justin Verlander est l’un des deux lanceurs qui ont mérité le titre de recrue de l’année et qui ont, par la suite, reçu celui de joueur le plus utile à son équipe.

Verlander a été la meilleure recrue en 2006 et le joueur le plus utile de l’Américaine en 2011.

Don Newcombe est le seul autre à avoir mérité ces deux honneurs, ayant été choisi la meilleure recrue avec les Dodgers de Brooklyn en 1949, puis le joueur le plus utile dans la Nationale en 1956.

Verlander a aussi gagné le trophée Cy-Young en 2011 et peut se vanter d’avoir terminé six fois parmi les cinq meilleurs candidats à ce titre.