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Les «beaux» discours sur les itinérants...

Les «beaux» discours sur les itinérants...
Photo Chantal Poirier

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En tous domaines de la vie, les gestes, dit-on, parlent beaucoup mieux et fort que des paroles vides, aussi jolies soient-elles. Il en va ainsi des «beaux» discours pour contrer l’itinérance comme problème social réel.

Et donc, sûrement avec de fort «belles» intentions, les décideurs publics ont pondu de «belles» politiques pour lutter contre l’itinérance, des plans d’action, des colloques, etc.

Pourtant, dans la vie quotidienne, dans nos villes, les voir, pour vrai, dérange.

À un point tel même que le Journal rapporte ceci:

«Des organismes à Montréal qui travaillent avec les itinérants constatent une augmentation d’aménagements hostiles dans la métropole. Allant des accoudoirs au milieu des bancs jusqu’aux pics « anti-itinérants », l’architecture hostile est conçue pour dissuader les citoyens d’utiliser le mobilier à des fins autres que celles pour lesquelles il a été créé.»

L’article en donne d'ailleurs plusieurs exemples, dont, entre bien d'autres, à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec et dans le Vieux-Montréal. Le phénomène serait même en augmentation.

Aménagements «hostiles». Avouez que le mot dit tout.

«Hostiles» envers ceux et celles, surtout des personnes itinérantes, qui oseraient vouloir s’y étendre.

«Hostiles» pour mieux ne PAS trop les voir?

«Hostiles» pour mieux se délester de nos responsabilités collectives?

«Hostiles» pour ne pas constater les effets cruels d’un manque évident et récurrent de ressources en santé mentale et en logements sociaux – souvent la clé, chez certains, pour retrouver sa dignité?

Ah, les belles paroles...