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Escalader pour se dépasser

Escalader pour se dépasser
Photo Courtoisie, Olivier Dumas

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Présentée pour la première fois aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, l’escalade est un sport accessible à toutes personnes qui souhaitent se dépasser et atteindre de nouveaux sommets.

1. L’escalade pour tous

« Grimper est le plus vieux sport au monde, même avant la marche », soutient François-Guy Thivierge, grimpeur d’escalade professionnel, propriétaire du Centre d’escalade Roc Gyms et d’AventureX, en faisant référence aux enfants qui apprennent à s’agripper avant de faire leurs premiers pas. L’escalade est donc accessible à tous, dès le plus jeune âge, même lorsqu’on souffre de la peur des hauteurs.

« La peur des hauteurs n’est pas égale au vertige. Le vertige est physiologique et difficile à contrôler, alors que la peur des hauteurs, tout le monde l’a et peut l’apprivoiser », explique celui qui a atteint les plus hauts sommets du monde.

Escalader pour se dépasser
Photo Courtoisie, Alex Ortiz

2. Trois types d’escalade

L’escalade se pratique le long de parois glacées, sur des flancs rocheux ainsi que sur des surfaces artificielles à l’intérieur. Chaque grimpeur a le loisir de décider quel type d’escalade il souhaite apprivoiser en premier.

Contrairement à l’escalade en centres, celles de glace et de rochers ne peuvent être pratiquées à l’année, mais ont l’avantage d’offrir un contact direct avec la nature, ses merveilles et ses sublimes paysages. « Il n’y a rien comme se retrouver dehors, en pleine nature, devant une section de rochers », affirme Ève Desroches-Maheux, directrice du rayonnement et de l’image de marque chez Délire Escalade.

L’initiation s’effectue d’abord sur des voies faciles, qui peuvent s’apparenter à des échelles ou des escaliers, explique M. Thivierge. Les grimpeurs s’attaquent ensuite à des voies toujours plus verticales, présentant des prises toujours plus petites et éloignées, augmentant la difficulté jusqu’à franchir des voies dites « déversantes ». L’un des principes de base stipule qu’il faut toujours « pousser le plus possible avec les jambes et non pas tirer avec les bras, pour économiser ses bras, mais aussi pour garder son corps éloigné de la paroi afin de voir le chemin », affirme M. Thivierge.

Mme Desroches-Maheux souligne qu’« afin de progresser, un grimpeur devra acquérir trois aptitudes : la technique, la force et le mental ».

Escalader pour se dépasser
Photo Courtoisie, Francis Fontaine

3. Bénéfique pour le corps et l’esprit

En effet, « l’escalade fait travailler toutes les parties du corps, des doigts jusqu’aux orteils », mentionne M. Thivierge. « Il ne faut pas juste être un bon sportif, mais avoir un côté psychologique qui apporte la motivation, le courage, la volonté, l’ambition, la persévérance, etc. », ajoute-t-il.

Ce même état d’esprit qui permet de bien lire la voie, pour emprunter le bon chemin, placer ses pieds et ses mains aux bons endroits, se reposer aux bons moments, utiliser les bonnes techniques, évaluer le mouvement à venir, etc.

Selon Mme Desroches-Maheux, « parfois, la concentration s’élève même à un point où tout, sauf les prises, disparaît autour de nous ».

Escalader pour se dépasser
Photo Courtoisie, Francis Fontaine

4. La sécurité avant tout

Pour assurer la sécurité des grimpeurs, un minimum d’équipement est nécessaire. S’il s’agit d’escalade de blocs sur des parois de petites hauteurs à l’intérieur, seuls des chaussons d’escalade sont requis. En cas de chute, les grimpeurs tomberont sur des matelas.

En d’autres cas, un harnais, une corde, des mousquetons, un système d’assurage pour freiner et bloquer la corde en cas de chute, un ancrage de sangle, de la poudre de magnésie (meilleure adhérence des mains) et un casque (à l’extérieur), sont requis. Que ce soit de l’escalade « en moulinette », en premier de cordée ou avec assureur automatique, la sécurité des grimpeurs passe avant tout ! D’ailleurs, l’escalade se pratique préférablement à deux, un grimpeur en ascension et un assureur au sol, prêt à freiner une chute.


L’escalade ne se pratique pas partout, mais plutôt dans des endroits reconnus répertoriés sur le site de la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, dont ceux-ci :

  • Le pylône rocher près des ponts de Québec et Pierre-Laporte
  • Mont Wright à Stoneham
  • Domaine des Bois à Val-Bélair
  • Parc national des Grands-Jardins dans Charlevoix
  • Les Palissades de Charlevoix à Saint-Siméon
  • Les Falaises de Saint-André à Kamouraska
  • Cap Trinité au Saguenay
  • Grand Morne à Sainte-Clothide-de-Beauce

Pour plus de sites : fqme.qc.ca