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Des raviolis qui goûtent la Gaspésie

Après avoir quitté un bon emploi dans l’exportation, elle se lance dans les pâtes alimentaires

Pascale Allain
Photo courtoisie Pascale Allain, lors du lancement de son entreprise de fabrication de raviolis aux fruits de mer gaspésiens, la Fabrique Pasta Loca.

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NEWPORT | Pascale Allain a lancé sa propre entreprise de fabrication de pâtes aux fruits de mer gaspésiens après avoir accompagné pendant des années les entreprises de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine dans leurs efforts d’exportation.

Même si elle a adoré organiser des missions commerciales pour les entreprises de la Gaspésie lorsqu’elle travaillait pour Gimexport, l’entrepreneure dans l’âme n’a pas hésité longtemps avant de lancer son projet.

« J’étais visiblement à l’aise dans le milieu des affaires. J’étais comme un poisson dans l’eau », dit Pascale Allain.

Après des études en sciences politiques et une expérience dans un centre d’immigration ainsi que quelques voyages, elle est revenue dans sa Gaspésie natale en 2010 où elle s’est trouvé un bon travail pour un organisme de développement économique.

« Mais je n’avais peut-être pas la meilleure personnalité pour être une employée. Il y avait des choses qu’on me demandait dans mon travail que je trouvais vraiment utile, mais pour d’autres, je me demandais pourquoi on me demandait de faire ça », résume-t-elle.

Prête à perdre

Pascale Allain a commencé en 2015 à mettre sur pied son projet de fabrication de pâtes farcies de produits de la mer gaspésiens, avec un permis de vente en gros. Elle crée des raviolis farcis au homard et cognac, au saumon et citron vert et au crabe des neiges, entre autres.

La Fabrique Pasta Loca de Newport a vu le jour au terme de plusieurs mois de travail à la suite de l’acquisition d’une machine à raviolis provenant directement d’Italie où elle a aussi suivi une formation auprès d’un homme que tous appellent « Mister Pasta ».

Même si elle abandonnait un bon travail, avec un bon salaire et qui lui permettait de voyager à travers le monde, elle n’a pas hésité.

« Juste avant de me lancer, mon mentor m’a demandé si j’étais prête à perdre l’argent que j’avais investi. Ç’a été une question déterminante, car la réponse était oui. Évidemment, on vise le meilleur, mais c’est la vraie question que tout le monde devrait se poser », croit-elle.

Progression

Son entreprise existe depuis un peu plus d’un an maintenant et elle atteint ses objectifs. Son plus grand bonheur est d’imaginer des gens préparer leur souper avec ses pâtes.

« C’est hyper valorisant et très concret », dit Pascale Allain, qui travaille également quelques heures par semaine pour la Chambre de commerce du Rocher-Percé.

Elle nage dans le bonheur en étant à son propre compte, car elle prend les décisions de A à Z, et ce, même si le travail est éreintant et qu’elle a pris quelques mois à équilibrer sa vie professionnelle et personnelle.

Actuellement, ses produits se retrouvent sur les tables gaspésiennes, les poissonneries et les épiceries. Bientôt, grâce à un projet de son ancien employeur Gimexport, ses pâtes seront distribuées à Québec et Montréal avec d’autres produits du terroir de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine qui se partagent les frais de transport, le principal défi pour une entreprise comme la sienne.

Pascale Allain, 32 ans

  • Septembre 2015 : Formation professionnelle en Italie, région de Gênes
  • Été 2016 : Arrivée de la « raviolatrice » (machine à raviolis) en Gaspésie, commandée directement de l’Italie
  • Décembre 2016 : Lancement officiel de la Fabrique Pasta Loca
  • Avril 2018 : Expansion et commercialisation des produits à Québec et Montréal

UNE DE NOS MEILLEURES DÉCISIONS

Avoir le courage de me lancer dans ce projet. Je suis partie de zéro et quand je regarde ce que je contribue à construire, je suis vraiment fière.

UNE DE NOS PIRES DÉCISIONS

C’est assez mineur, mais dans la dernière année, j’ai pris une décision contre-intuitive et il s’est avéré que mon intuition avait raison. Bref, il faut s’écouter. Quand ça a l’air trop beau pour être vrai, c’est souvent que c’est trop beau pour être vrai



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