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Le fond du lac...

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Faut croire que les libéraux nous prennent pour des poissons.

C’est bien beau d’invoquer la Convention de la Baie-James ou une étude sur le poisson pour obliger les Québécois à passer par des pourvoiries pour aller pêcher le saumon, mais la vraie affaire, c’est que ça va nous coûter la totale.

Jusqu’à 20 000 $ pour aller « pogner » un poisson. Ayoye ! C’est le salaire annuel net de milliers de Québécois.

Philippe Couillard et Paul Desmarais peuvent peut-être se permettre ça, mais pas le commun des mortels. Si ce n’est pas une pêche de millionnaire, dites-moi ce que c’est...

C’est le retour 40 ans en arrière. Un retour déguisé aux clubs privés, où la majorité d’entre nous ne pouvait même pas rêver de mettre les pieds.

Yves Duhaime, alors ministre de la Faune sous la gouverne de René Lévesque, avait eu le courage d’abolir les clubs privés en 1977. On a aujourd’hui l’impression que le gouvernement veut privatiser le Grand Nord.

Pas d’allure

J’ai souvent parlé du mécontentement des pêcheurs et des chasseurs à la suite des décisions prises par les trois derniers ministres libéraux des Forêts, de la Faune et des Parcs.

En 2016, je me souviens d’avoir écrit que Laurent

Lessard faisait tout pour décourager les Québécois de faire de la chasse et de la pêche.

Comme son prédécesseur Serge Simard, il a tellement niaisé longtemps avec le dossier des rampes de mise à l’eau qu’il a terminé son mandat sans soumettre de solution viable. Je lui avais aussi demandé à quoi pouvait servir la Fête de la pêche pour stimuler la relève si on enlevait aux jeunes une grosse partie de leurs droits et de leurs accès aux plans d’eau.

Luc Blanchette est arrivé en poste en août 2016. Je suis découragé de constater à quel point il n’agit pas en fonction de nos intérêts.

Le président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, Marc Renaud, me disait l’autre jour qu’il est extrêmement déçu de l’attitude du ministre, et je suis bien d’accord avec lui.

Le ministre Blanchette me semble avoir une grande méconnaissance du secteur de la faune.

Les chasseurs en ont ri un coup lorsqu’il a proposé d’instaurer la chasse au loup pour contrecarrer les effets de la fin de la chasse au caribou. Monsieur le ministre de la Faune ne savait pas qu’il est à peu près impossible de chasser le loup sportivement. Pour avancer une telle sornette, il ne faut jamais avoir mis les pieds dans le bois de sa vie comme chasseur. « La question est plus complexe qu’on pense », a-t-il dit en annonçant l’impossibilité de mettre en place son projet. Être un vrai ministre de la Faune, c’est aussi plus complexe qu’on le pense, n’est-ce pas ?

La seule bonne chose de cette aventure, c’est qu’on a appris qu’il pouvait prendre conscience d’une erreur et reculer. Le fera-t-il aussi pour le saumon du Nord ? C’est à souhaiter.

C’est aussi Luc Blanchette qui avait endossé l’idée de déménager les derniers caribous forestiers de la forêt de Val-d’Or vers le zoo de Saint-Félicien, un projet décrié partout et pour lequel il a aussi dû reculer.

Ses décisions concernant l’accessibilité aux plans d’eau, la gestion de l’ours noir, l’encadrement des chasseurs d’orignaux non résidents, l’interdiction d’utiliser des poissons-appâts vivants et la fermeture de la chasse au caribou sont toutes des mesures qui ont été adoptées au détriment des amateurs de chasse et de pêche du Québec.

Sa chaloupe prend l’eau. Avec les élections qui s’en viennent, il pourrait finir par couler avec...

Je crois qu’il est le pire ministre de la Faune que le Québec ait connu.

Les meilleurs ministres

1er: Yves Duhaime

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(Parti québécois) en 1977

Pour avoir eu le courage d’abolir les clubs privés et avoir redonné le territoire québécois aux Québécois.


2e: David Cliche

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(Parti québécois) de 1996 à 1997

Pour l’établissement des tables faune qui réunissent les grandes fédérations, pour avoir été à l’écoute de la clientèle et pour avoir forcé le gouvernement à consulter les amateurs.


3e: Richard Legendre

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(Parti québécois) de 2001 à 2003

Pour avoir fait en sorte que la chasse, la pêche et le piégeage soient reconnus comme un droit acquis pour les adeptes.


4e: Guy Chevrette

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(Parti québécois) de 1982 à 1984

Pour son programme de création d’emplois dans le domaine et la mise en valeur de la faune.


Les pires ministres

1er: Luc Blanchette

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(Parti libéral) en poste depuis août 2016

Fait à sa tête, n’est pas à l’écoute des besoins de la clientèle, a des projets farfelus, du grand n’importe quoi.


2e: Laurent Lessard

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(Parti libéral) avril 2014 à août 2016

A fait augmenter le prix des permis de façon significative, dont 42 % pour les permis de pêche, a mis fin aux consultations, a perdu 55 000 pêcheurs et 11 700 chasseurs de petit gibier sous son règne.


3e: Serge Simard

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(Parti libéral) de septembre 2008 à septembre 2012

Comme il le disait si bien, ce n’est pas parce qu’on est ministre qu’on a automatiquement un « tiroir à solutions ». Il a stagné tout au long de son mandat et n’a pas fait avancer la cause des chasseurs et des pêcheurs. N’a rien fait pour faciliter et démocratiser l’accès aux plans d’eau.

Potentiel insoupçonné

Le record de l’est du Canada a déjà été déjoué dans la ZEC Pontiac. On voit ici Michel Charbonneau avec un touladi de taille moyenne pour ce secteur.
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Le record de l’est du Canada a déjà été déjoué dans la ZEC Pontiac. On voit ici Michel Charbonneau avec un touladi de taille moyenne pour ce secteur.

Du côté de l’Outaouais, on retrouve un immense territoire poissonneux de 1200 km² qui abrite de gros touladis.

La zone d’exploitation contrôlée Pontiac est l’hôte d’une impressionnante population de grises trophées. D’ailleurs, c’est à cet endroit qu’un astucieux pêcheur a capturé le record de l’est du Canada. Sa prise de 21,75 kg (48 lb) lui a permis d’être le détenteur de ce titre pendant quelques décennies.

Pour les gros

Le lac Pythonga est reconnu pour héberger de nombreux touladis corpulents dont le poids moyen dépasse les 4,5 kg (10 lb). Selon certains pêcheurs qui fréquentent ce lac de 1865 hectares et dont les fosses les plus creuses atteignent une profondeur de 68 mètres, il n’est pas rare d’y franchir la barre des 9 kg (20 lb).

Dans le même secteur, à quelques kilomètres, se trouve le lac Abattis. Il a une superficie de 922 hectares et ses abysses s’enfoncent jusqu’à une profondeur de 40 mètres. Ce plan d’eau génère également de très beaux trophées.

Selon Michel Charbonneau, un adepte expérimenté qui sillonne la surface de ces eaux depuis belle lurette, la pêche à la traîne avec un fil d’acier de type Monel et une cuillère Trophy 2 ou un streamer attaché à un long bas de ligne en fluorocarbone entraîne d’excellents résultats. Plus tard en saison, la pêche à la jig fonctionne très bien.

Populaire

L’espèce la plus prisée de la ZEC est la truite mouchetée. Selon le directeur général, Abigaël Guénette, la centaine de nappes d’eau qui accueillent ces poissons proposent un des meilleurs rendements en Outaouais. Les lacs Brodtkorp, Caméronian, Barton, Hayes, etc. sont parmi les plus productifs. Les amateurs y soutirent de très belles indigènes dont le poids moyen fait osciller la balance autour de 360 grammes (0,8 lb). Aux dires des manieurs de canne de l’endroit, les techniques traditionnelles avec cuillère, bas de ligne et ver de terre sont tout indiquées pour prélever son quota, tout comme la pêche à la mouche au lancer ou à la traîne.

Ce qui est fort intéressant, c’est la variété présente dans la ZEC Pontiac, car on y retrouve également des dorés, des achigans à petite bouche, des brochets et des corégones.

Chasse

Le territoire est aussi giboyeux à souhait. Il y a du chevreuil en quantité, du petit gibier, des ours, des orignaux et quelques dindons sauvages.

Comme partout ailleurs dans la zone 10, il est possible d’y attraper deux ours par détenteur de permis.

Accès et droits

Il en coûte 356,18 $, taxes incluses, pour une famille complète, pour venir y chasser et y pêcher de mai à la fin de novembre. Il n’y a pas d’autres frais, ni même de frais d’accessibilité, à moins que vous souhaitiez séjourner dans un chalet ou un camping de la ZEC.

Pour l’orignal, le grand domaine est divisé en plus de 125 secteurs. La ZEC attribue des espaces variant de 1,5 à 2 km² par nemrod.

Vous pouvez vous procurer des cartes géoréférencées des territoires. Une trentaine de zones sont encore disponibles pour l’automne.

ZEC Pontiac

Où : À 1 heure 30 de voiture au nord de Gatineau et à 3 heures 30 à l’ouest de Montréal.

Zone : 10

Directions : Il y a quatre postes d’accès. Si vous souhaitez passer par le nord, prenez la 117 jusqu’à Grand-Remous et rendez-vous à Maniwaki. De là, suivez les indications. Si vous arrivez du sud, empruntez la 50 à la hauteur de Gatineau, puis la 5, qui se transforme en route 105, jusqu’à Gracefield.

Habitations : Il y a cinq chalets tout équipés pouvant accueillir de 8 à 12 convives. Il y a aussi six refuges qui sont en fait des petits chalets avec une seule pièce et une toilette sèche. Quatre adultes peuvent y loger. On dénombre 117 lots de camping aménagés et plus de 250 sites rustiques et isolés.

Activités : Outre le prélèvement, il y a des sentiers de VTT et de 4 X 4, de la cueillette de petits fruits et de champignons, des plages, un pavillon familial avec de nombreux divertissements.

Infos : Pour en savoir plus, visitez le site www.zecpontiac.com ou composez le 819 463-3183.