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Un «5 à 7» sur scène

Un «5 à 7» sur scène
Photo Pierre-Paul Poulin

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Après deux années à peaufiner leur matériel sur les scènes de la province, Les Grandes Crues sont fin prêtes à dévoiler leur premier spectacle Su’l gros vin. Et elles s’apprêtent à le faire avec un verre en main. Évidemment, oreilles sensibles s’abstenir.

Évidemment, Marie-Lyne Joncas et Ève Côté entendent bien faire honneur à leur nom en étant crues sur scène. Mais pas nécessairement vulgaires. Une distinction fort importante pour les humoristes.

« Disons qu’on dit les choses sans filtre, sans censure. Mais on ratisse plus large que les gens pensent », précise Marie-Lyne Joncas.

« Il n’y a rien dans notre spectacle qu’on n’a jamais dit autour d’un verre avec des amis. Et on n’a aucune gêne à faire nos numéros avec nos parents dans la salle », ajoute Ève Côté.

D’ailleurs, les deux complices tiennent à recréer cette ambiance de « 5 à 7 typique entre amis » chaque fois qu’elles montent sur scène. Armées de deux bouteilles de vin (dont le contenu a toutefois été remplacé par du jus de pomme, nous soulignent-elles), elles se produisent habituellement dans des salles où le public est invité à prendre un verre au cours de la soirée.

« Le public devient la troisième personne autour de la table. Et plus la soirée avance, comme les gens dans la salle prennent un verre, on peut se permettre d’aller de plus en plus loin, vers des sujets plus croustillants », raconte Ève Côté.

La force d’un duo

À quoi s’attendre de ce spectacle ? À un peu de tout. Les Grandes Crues puisent dans leur réalité de « jeunes trentenaires célibataires » en abordant des thèmes tels que la maternité ou encore la quête de l’amour et du bonheur. Les relations, durables ou éphémères, occupent donc une place de choix dans leurs sujets de prédilection.

D’ailleurs, les Grandes Crues sont d’avis que la formule en duo leur permet d’aller plus loin dans des thématiques plus épineuses, chose qu’elles ne pourraient peut-être pas se permettre dans des numéros solos.

« Une fille seule sur scène qui raconte comment s’est passé son dernier one-night, ça peut créer un malaise. Mais nous, on est deux. Alors on se moque l’une de l’autre, on commente, on en ajoute... Notre dynamique nous permet d’aller plus loin dans ce qu’on veut raconter, de dédouaner nos propos », avance Ève Côté.

« L’important, c’est d’assumer. Et nous, on assume tout ce qu’on dit », complète Marie-Lyne Joncas.


La tournée Su’l gros vin des Grandes Crues s’arrêtera au Club Soda de Montréal le 16 mai et les 5 et 6 juin au Théâtre Petit Champlain de Québec. Des spectacles ailleurs dans la province sont prévus jusqu’en 2019.