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Mathieu Betts d’attaque pour le Défi Est-Ouest

L’ailier défensif du Rouge et Or entame une année qui s’annonce chargée

Marina Binotto, de Énergie Valero, les entraîneurs Greg Marshall et Chérif Nicolas ainsi que la directrice du SAS Julie Dionne sont prêts pour la 16e édition du Défi Est-Ouest qui se déroulera, samedi au PEPS.
Photo richard boutin Marina Binotto, de Énergie Valero, les entraîneurs Greg Marshall et Chérif Nicolas ainsi que la directrice du SAS Julie Dionne sont prêts pour la 16e édition du Défi Est-Ouest qui se déroulera, samedi au PEPS.

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Déjà sur le radar de toutes les équipes de la LCF et ayant déjà attiré l’attention au sud de la frontière, Mathieu Betts a débuté le Défi Est-Ouest sur le bon pied à l’occasion des tests physiques.

L’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval a dominé l’épreuve 3 cônes toutes positions confondues avec un chrono de 6 s 56 et terminé au troisième rang au t-test (déplacements latéraux) avec un temps de 4 s 12. Il a signé un chrono de 4 s 76 au sprint de 40 verges pour terminer en première place chez les joueurs de ligne défensive.

« Le Défi Est-Ouest est la première étape, a-t-il mentionné. Comme l’étaient le Challenge Wilson ainsi que les équipes du Québec et du Canada à l’époque, c’est une occasion de s’améliorer et de côtoyer les meilleurs. Tu veux bien faire, mais c’est important de ne pas t’ajouter une pression supplémentaire. On a déjà assez de pression, il ne faut pas ajouter un fardeau de plus. Je veux vivre de beaux moments qui me permettront de grandir comme joueur et comme personne. »

Parce que certains le voient déjà dans la NFL, qu’il s’agit de son année de repêchage et que le Rouge et Or accueillera la Coupe Vanier en novembre, Betts est pleinement conscient que les 12 prochains mois seront très bien remplis.

Une étape à la fois

« C’est une grosse année qui s’en vient, a-t-il reconnu, mais il faut que j’évite le piège de regarder trop loin ou que je tente de changer des choses. Je dois y aller une étape à la fois. La priorité est de gagner la Coupe Vanier. Quant à la NFL, ce n’est pas un mensonge de dire que le pourcentage des Québécois qui réussit est très, très, très faible. Il y en a quelques-uns toutefois qui ont réussi au cours des dernières années et ça prouve que c’est faisable. »

Betts se disait satisfait de ses résultats aux tests physiques. « Je n’ai pas battu mes records personnels, mais j’ai réussi les temps auxquels je m’attendais. Je suis très satisfait de mes tests d’agilité. Quant au développé-couché, c’est tout nouveau pour moi. J’ai commencé il y a trois semaines. Je ne m’attendais pas à réussir 25 répétitions. Je visais entre 18 et 20 et j’en ai réussi 18. »

Mathieu Betts, Ailier defensif, Rouge et Or
PHOTO JEAN-FRANCOIS DESGAGNES
Mathieu Betts, Ailier defensif, Rouge et Or

 

Retrouvailles

L’instant d’une semaine, Betts sera de nouveau dirigé par Chérif Nicolas qui l’a eu sous ses ordres pendant trois ans avec les Spartiates du Vieux Montréal.

« La nouvelle de la sélection de Chérif m’a fait sourire, a-t-il exprimé. C’est le scénario idéal pour moi. Bishop’s est chanceux de l’avoir comme entraîneur. Je vais aussi retrouver mon ami Kamba Katchelewa [McGill] et des anciens coéquipiers des équipes du Québec et du Canada. Ça aurait été le fun évidemment de jouer de nouveau avec Louis-Mathieu Normandin [Carabins]. On a parlé ensemble et je comprends sa décision. Il aurait aimé vivre cette expérience, mais il est très occupé sur le plan académique. »

Une occasion en or pour Chérif Nicolas

Après une seule saison à la barre d’une équipe universitaire, Chérif Nicolas n’a pas hésité à accepter l’invitation de diriger la formation de l’Est.

« Je n’ai pas eu l’opportunité d’être coordonnateur dans les rangs universitaires et je suis encore un jeune coach, a indiqué le pilote des Gaiters de Bishop’s, mais les entraîneurs plus expérimentés ont fait leur part dans le passé. C’est aux plus jeunes de s’impliquer et de prendre le flambeau. Ce n’est pas seulement les X et les O, mais aussi une occasion d’apprendre de coachs plus expérimentés sur la façon de gérer les gars, entre autres. »

Son message est simple. « Même s’il s’agit d’une semaine charnière dans leur carrière, c’est le même sport qu’ils pratiquent depuis qu’ils sont tout jeunes et ils doivent s’amuser. C’est une entrevue d’une semaine. »

Mathieu Betts a entendu le même Chérif Nicolas de ses années avec les Spartiates du Vieux Montréal. « C’était le même message, a précisé l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval. Je joue au football depuis l’âge de sept ans. »

Si Betts est heureux de retrouver Nicolas, l’inverse est aussi vrai. Les deux ont gagné le Bol d’Or en 2014 dans une dramatique victoire de 27-24 en prolongation face aux Cougars du collège Champlain. « On va partager des sourires et des souvenirs, a exprimé l’entraîneur-chef des Gaiters. Il faudra aussi demander à Kevin McGee pourquoi il s’est fait rattraper après avoir réussi une interception. »

Expérience

Parmi ceux qui ont mené à la mise sur pied du Défi Est-Ouest en 2003 alors qu’il dirigeait les Marauders de McMaster, Greg Marshall sera aux commandes de l’équipe de l’Ouest pour une deuxième fois en vertu de sa victoire à la Coupe Vanier.

« En raison des coûts pour déplacer une équipe de football, peu de joueurs ont l’opportunité de voyager et de vivre une telle expérience, sauf pour les écoles qui participent aux demi-finales canadiennes, a mentionné l’entraîneur-chef des Mustangs de Western qui a vu six de ses protégés être sélectionnés. C’est une belle expérience pour les joueurs. »

Invité de dernière minute, le plaqueur Clément Lebreux, du Rouge et Or, s’est blessé à un orteil. Il a dû se retirer et il sera sur la touche entre quatre et six semaines.