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La «rigueur budgétaire» a «protégé» le réseau de l’éducation, plaide Couillard

«La meilleure façon de prouver qu'on se soucie d'éducation, c'est de ne pas tolérer des déficits de milliards de dollars et de payer les services publics sur la carte de crédit», a indiqué Philippe Couillard, au Salon bleu, à la suite d’une question de sa vis-à-vis péquiste, Véronique Hivon.
Photo Simon Clark «La meilleure façon de prouver qu'on se soucie d'éducation, c'est de ne pas tolérer des déficits de milliards de dollars et de payer les services publics sur la carte de crédit», a indiqué Philippe Couillard, au Salon bleu, à la suite d’une question de sa vis-à-vis péquiste, Véronique Hivon.

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La meilleure façon de se soucier de l’éducation est d’éviter d’accumuler des déficits, croit Philippe Couillard, qui assure que «la rigueur budgétaire» a su «protéger» les services publics.

Le Journal révélait jeudi que, dans certaines commissions scolaires, plus de la moitié des enseignants au primaire optent pour un horaire de travail allégé. Beaucoup d’entre eux le font par crainte de se diriger vers un épuisement professionnel, faute de ressources.

«La meilleure façon de prouver qu'on se soucie d'éducation, c'est de ne pas tolérer des déficits de milliards de dollars et de payer les services publics sur la carte de crédit», a indiqué Philippe Couillard, au Salon bleu, à la suite d’une question de sa vis-à-vis péquiste, Véronique Hivon.

«Les finances publiques étant rétablies [...], on a maintenant des marges pour investir, notamment en éducation», le secteur qui représente «la plus grande priorité du Québec», a-t-il ajouté.

M. Couillard a d’ailleurs indiqué que le réseau de l’éducation aura engagé quelque 1700 enseignants et spécialistes dans les écoles au cours de l’année scolaire 2017-2018.

Des propos qui n’ont pas ému Mme Hivon, qui a rappelé que l’absence d’un spécialiste dans les premières années de vie d’un enfant, même pour quelques mois, peut «compromettre son parcours scolaire».

«Le premier ministre nous dit qu'il va embaucher des gens, qu’il va embaucher des spécialistes. Mais qui les a coupés, les spécialistes? C'est lui, c'est son gouvernement. Il joue à la loto avec nos enfants puis avec nos enseignants», a-t-elle répliqué.

De son côté, le député de la Coalition avenir Québec Jean-François Roberge affirme que l’essoufflement des enseignants est une «vraie problématique» à laquelle il faut s’attaquer. La solution passe par un ajout de services aux élèves et par l’augmentation du nombre de  classes spécialisées.  Il faut éviter que les classes ordinaires où les élèves en difficulté sont intégrés «ne mènent à l’épuisement professionnel», indique M. Roberge.

Chez Québec solidaire, son co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois considère que le gouvernement Couillard est responsable de l’épuisement des enseignants. «Nos profs sont en train de péter au fret dans nos écoles, a-t-il lancé. Il faut arrêter de couper en éducation comme les libéraux l’ont fait dans les premières années en éducation. C’est ça qui créé des problèmes de ressources humaines dans les écoles.»

- Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens et Marc-André Gagnon.