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Pas facile le métier de quart-arrière

Les joueurs à cette position natifs du Canada ne sont pas légion au niveau professionnel

Michael O’Connor, des Thunderbirds de UBC, tentera de percer le difficile marché des quarts-arrières des ligues professionnelles.
Photo Stevens Leblanc Michael O’Connor, des Thunderbirds de UBC, tentera de percer le difficile marché des quarts-arrières des ligues professionnelles.

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Si la LCF boude pratiquement toujours les quarts-arrières canadiens, la tâche sera peut-être plus compliquée l’an prochain avec deux pivots d’exception.

Identifié comme un quart-arrière d’exception depuis longtemps, Michael O’Connor a démontré toute l’étendue de son talent en conduisant les Thunderbirds de UBC à la conquête de la Coupe Vanier dès sa première saison, en 2015, dans un match disputé à Québec.

Quant à Chris Merchant, il a remporté le titre de joueur par excellence de la Coupe Vanier en menant les Mustangs de Western au titre national.

« J’ai les aptitudes physiques et mentales pour évoluer chez les professionnels, a affirmé O’Connor. C’est plus difficile pour un quart-arrière d’obtenir une opportunité dans la NFL, mais c’est possible. Ça va être plus difficile pour moi d’atteindre la NFL parce que je suis revenu au Canada, mais je suis prêt à relever le défi. J’ai maturé et grandi beaucoup comme personne en contribuant à rebâtir un programme. »

Parmi les meilleurs quarts-arrières sur le marché, O’Connor a signé avec Penn State en 2014. Après une saison comme « red shirt », il est rentré au Canada en raison du changement d’entraîneur-chef avec les Nittany Lions.

Confiance

Les observateurs prévoyaient que les Thunderbirds allaient tout renverser sur leur passage après leur victoire de la Coupe Vanier en 2015, mais ils ont été incapables de remporter un autre titre de leur conférence. Une défaite sur le dernier jeu du match l’an dernier, face aux Dinos de Calgary, hante toujours le pivot de 6 pi 5 po et 225 livres.

« Je n’ai pas oublié cette défaite. J’ai revu le film une dizaine de fois et ça va nous aider à construire pour la prochaine saison. L’objectif est de revenir à Québec en novembre pour la Coupe Vanier. »

Merchant a lui aussi confiance d’atteindre le niveau supérieur. « C’est décevant de voir qu’aucun quart-arrière n’a été sélectionné au dernier repêchage, mais c’était prévisible. Il s’agit d’une motivation supplémentaire pour réussir l’an prochain. J’ai confiance en mes habiletés et j’ai seulement besoin d’une opportunité. » Noah a finalement signé comme agent libre, jeudi, avec les Argonauts de Toronto.

Avec le départ d’Andrew Buckley, la LCF ne mise plus que sur un seul Canadien, soit Brandon Bridge avec les Roughriders de la Saskatchewan. Après deux saisons avec les Stampeders de Calgary, le double vainqueur du trophée Hec Crighton a annoncé sa retraite il y a quelques jours pour se concentrer sur ses études en médecine.

Équité

Pour être équitables envers les deux équipes, Greg Marshall et Glen Constantin ont convenu de déplacer Merchant avec l’équipe de l’Est. « Je pourrai empêcher mes joueurs de frapper Chris, ce que je n’aurais pas pu faire avec Mathieu Betts, a raconté Marshall avec son plus beau sourire. On voulait que ça soit équitable pour les deux équipes. »

Le principal intéressé aime bien cette expérience. « C’est cool, a-t-il mentionné. C’est une expérience différente d’évoluer en compagnie de joueurs de Laval que j’ai affrontés à la Coupe Vanier. J’apprends à les connaître comme personnes. »

Kevin McGee reprend le collie

Kevin McGee disputera son premier match depuis sa suspension de trois rencontres pour un plaqué controversé effectué lors de la Coupe Dunsmore face aux Carabins de l’Université de Montréal.

Ajouté à la formation de l’Est après les choix initiaux, le maraudeur du Rouge et Or de l’Université Laval veut démontrer son savoir-faire. « Il s’agit d’une belle opportunité de montrer que je suis un bon joueur de football qui frappe légalement et non pas un joueur ciblé qui frappe illégalement, a raconté McGee. Peu importe la façon dont je suis ici, j’ai toujours eu l’assurance d’avoir ma place.

« Mercredi à l’entraînement, il y avait un peu d’animosité dans l’air, poursuit McGee. Les joueurs de l’Ouest cherchaient le jeu physique, et des gars de l’Est ont embarqué. L’Ouest est habitué à gagner, mais on ne se présentera pas sur le terrain avec la peur de perdre. »

Rêve toujours intact

Utilisé comme maraudeur à ses trois saisons à Laval, McGee sera partant comme secondeur extérieur du côté large, demain. « J’ai joué deux parties à Lennoxville comme secondeur, a-t-il rappelé. J’ai commencé la semaine comme maraudeur et on m’a changé de position. Je me retrouve plus près de la boîte quand l’Ouest utilise deux porteurs de ballon. Je suis maintenant partant comme secondeur, mais je vais aussi être utilisé comme maraudeur. »

Le rêve de petit gars de McGee est toujours intact. « J’ai toujours rêvé de jouer chez les professionnels. C’est une semaine vraiment importante pour moi qui ne reviendra pas. »

McGee a pu constater tout le talent qui habite le quart-arrière Michael O’Connor, des Thunderbirds de UBC.

Tout le monde sera meilleur après une semaine à affronter O’Connor. C’est le meilleur au Canada, et tu dois être concentré à cent pour cent du temps, sinon tu vas te faire avoir. »