/news/green
Navigation

Deux millions de leurs abeilles sont décimées

Un couple a perdu 100 000$ lorsque son élevage a été emporté par des mites

PH-Facebook
Photo tirée de Facebook Stephen Crawford et Liliane Morel posent devant une partie de leur élevage.

Coup d'oeil sur cet article

Un couple d’apiculteurs de l’Estrie fait face à une crise sans précédent alors que 80 % de sa colonie d’abeilles a été emporté par des mites lors de son hibernation.

« C’est notre seul gagne-pain. Sans abeilles, nous n’obtenons pas de miel. Sans miel, nous ne pouvons pas approvisionner notre clientèle », déplore Liliane Morel, copropriétaire de la miellerie Les Trois Acres de Dunham.

Quand son conjoint Stephen Crawford et elle ont ouvert leurs ruches ce printemps, ils ont constaté que pratiquement toute la colonie était morte.

« Quand on a préparé l’hibernation des abeilles l’automne dernier, on avait remarqué qu’il y avait beaucoup de mites. Et au printemps, c’est finalement 80 % des 150 ruches que l’on a perdu », raconte Mme Morel.

Certaines abeilles ont survécu.
Photo tirée de Facebook
Certaines abeilles ont survécu.

Ennemi

Les mites sont un ennemi naturel des abeilles et elles peuvent décimer des colonies entières en profitant de conditions favorables, comme durant le sommeil hivernal.

Les mites s’accrochent aux abeilles et introduisent un virus qui les affaiblit puis les tue.

Repartir à zéro

En plus des quelque 2,6 millions d’abeilles perdues, c’est également le miel et l’équipement qui ne sont pas utilisables.

Ils doivent essentiellement repartir à zéro, comme il y a 20 ans quand ils ont lancé leur entreprise.

Le couple chiffre les pertes à plus de 100 000 $ pour la petite entreprise qui distribue aussi de l’hydromel et des produits corporels à base de cire d’abeille.

« On a racheté quelques ruches, mais on n’a pas les moyens [pour revenir au même niveau] », soutient l’apicultrice.

Sur la vingtaine de ruches qui ont survécu, seulement une dizaine seront suffisamment fortes pour produire du miel cette année.

« On a eu une bonne récolte de miel l’an dernier, mais pas assez pour nous supporter tout l’été. Ça ne paraîtra pas immédiatement, mais ça se ressentira », explique-t-elle.

Il y a 28 ans, elle a suivi son conjoint biologiste qui avait eu la piqûre pour l’apiculture, puis ils avaient lancé leur commerce huit ans plus tard. Ils n’ont jamais eu à faire face à une telle catastrophe.

L’an dernier, ils avaient même décidé de prendre de l’expansion pour répondre à la demande grandissante pour leurs produits artisanaux. Ils ont construit une miellerie et songeaient à agrandir leur colonie à 250 ruches.

À la suggestion d’un proche, ils ont décidé de lancer une campagne de sociofinancement pour pouvoir se remettre sur pied rapidement.

« On est vraiment touchés de la générosité des gens. C’est signe qu’ils aiment ce que l’on fait », mentionne-t-elle.

En un peu plus de 24 heures, près de 3000 $ sur un objectif de 20 000 $ avaient été accumulés.

– Avec la collaboration d’Antoine Lacroix


Pour aider Les Trois Acres : www.gofundme.com/3acres