/weekend
Navigation

Steve Hill, l’homme du blues et une histoire des femmes qui ont chanté le blues

Steve Hill, l’homme du blues et une histoire des femmes qui ont chanté le blues
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Après 20 ans de carrière et dix albums, le guitariste-chanteur et homme-orchestre Steve Hill vient finalement de réaliser son grand rêve. En novembre 2017, il enregistrait son premier disque devant public. Pour One Man Blues Rock Band, il a tout donné et ça tonne sérieusement. Parce que le blues n’est pas qu’une affaire d’hommes, nous vous suggérons quelques lectures autour de Bessie Smith, Ma Rainey et Billie Holiday.

Depuis vendredi, chez votre disquaire ainsi que sur toutes les plateformes de téléchargement, le nouveau disque du guitariste Steve Hill vous attend. Depuis quelques jours, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous savourons les riffs et autres histoires de celui qui a partagé la scène avec Ray Charles, Jimmy Vaughan et les gentils barbus de ZZ Top. Avec une énergie qui décoiffe, un sens du blues et du rock qui rend admiratif, et pas seulement au Québec, le guitariste nous offre un disque consistant, « allumé », qui démarre au quart de tour. Qu’il soit à la guitare électrique, acoustique, sèche ou à l’harmonica, cet hommage au blues teinté de puissants passages vous donnera sans contredit des frissons. Plutôt que de puiser dans les classiques, il a composé douze œuvres, sans oublier l’immortel Voodoo Child du saint patron Jimi Hendrix. Si « toutte est dans toutte » pour reprendre une maxime de Raoul Duguay, One Man Blues Rock Band se veut une réussite comme un tour de force.

Femmes et blues

Steve Hill, l’homme du blues et une histoire des femmes qui ont chanté le blues
Photo courtoisie

En l’espace de quelques semaines, deux livres magistraux retracent la vie de ces artistes du blues qui n’avaient rien à envier à leurs collègues masculins. Après la pionnière Ma Rainey, ce fut Bessie Smith qui brilla sur scène et sur disque. Avec précision, le musicologue Stéphane Koechlin retrace l’itinéraire de cette chanteuse inoubliable. Nous saluons la réédition du livre capital de la militante américaine Angela Davis Blues et féminisme noir (Libertalia). C’est brillant !

Kenny Clarke

Steve Hill, l’homme du blues et une histoire des femmes qui ont chanté le blues
Photo courtoisie

★★★★★

Jazz from Carnegie hall 1er octobre 1958

Frémeaux & associés | Naxos

Ah ! que nous aurions aimé être là ! En octobre 1958, le puissant producteur et homme de jazz Daniel Filipacchi importe le modèle du Jazz At The Carnegie Hall à l’Olympia de Paris. Face à un public presque survolté, nous retrouvons l’un des pères du be-bop, le batteur Kenny Clarke entouré du pianiste Red Garland, du tromboniste Kai Winding, de l’immense contrebassiste Oscar Pettiford, etc. De ce swing qui rend heureux et donne des ailes, nous retiendrons : Dahoud, Laverne Walk et Bag’s Groove.

3 concerts à surveiller

12 mai 18 h 30

Au Dièse Onze

  • Ron Di Lauro, trompettiste et son sextet Kind Of Blue
  • Hommage à Miles Davis

À 22 h

Au Dièse Onze

  • Yannick Rieu, saxophoniste ténor et soprano et son quartette

16 mai 19 h

Maison du jazz

  • Laval
  • Soirée brésilienne
  • Avec le saxophoniste alto Tiego Ferté et son trio

18 mai 22 h

Au Dièse Onze

  • Al Mc Lean, saxophoniste ténor et son quintette